Les images de Bernard Michel Palazon
Par En compagnie des Loups le jeudi, août 16 2007, 15:47 - La Presse en Parle - Lien permanent
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Par En compagnie des Loups le jeudi, août 16 2007, 15:47 - La Presse en Parle - Lien permanent
Commentaires
Matinée paresseuse qui s'étire jusqu'à des 14 h oo, j'écoute le CD de Lévon Minassian et la curiosité me pousse à repartir sur le blog... peut être un petit billet ! Non, mais les photos du spectacle. Quelles sont belles et comme elles sont, elles aussi, chargées d'émotion. Jean Claude et sa vulnérabilité, Jacques tout puissant et Odile, bafouée mais battante... Je suis étonnée, mon émotion est intacte, je suis chez moi alors je ne me contrôle pas, je pleure à vous regarder et à écouter le doudouk ! Mais c'est du plaisir quand même. J'ai hâte de vous retrouver à Parentis. Bises à tous, Jacqueline
Bonjour Jacqueline.
Je trouve aussi. Nous avons bien des photos prises par nous, par des amis, et qui sur l'instant semblaient très justes et très belles. Mais dans les traces de Bernard Palazon se révèle un regard d'une grande finesse, une force incroyable, avec le temps. C'est très étonnant de voir à quel point une photo, qu'on croît statique, qu'on croît figée dans le temps, suit nos émotions et précise notre vision du monde, quand on s'éloigne du sujet et du moment photographié. Avec la maturité, l'image se précise. Au départ un peu floue et pleine de notre mémoire "immédiate", presque anecdotique, évidente, empêchée par nos souvenirs trop frais, elle devient point par point de plus en plus nette et les détails y apparaissent un par un. Le regard de l'un qu'on ne voyait plus parce que trop habitué, la tendresse de l'autre, le combat dans le regard, les corps, les rôles surgissent. C'est probablement les rôles que l'on voit le plus nettement et auquel je suis le plus sensible et non plus les comédiens qui les incarnent. Rôles que le photographe a su capter. J'aime beaucoup cette maturité qu'on acquiert, comme un fruit qui ne devient mûr qu'avec le temps qui passe, le fruit du travail. C'est une des grande valeurs du Théâtre, je crois. La maturation est la reconnaissance de la valeur du travail effectué, comme une critique n'a de valeur que si elle traverse les époques. Comme l'information n'est réellement une information que si elle est toujours valable avec le temps. Comme la photo, on devrait mesurer le Théâtre à la qualité des souvenirs qu'on en a, à la validité du discours dans le temps, et non au nombre de spectateurs... A Parentis...