si, si (Kimiou pas besoin d'en remettre une couche merki !) je suis farpaitement d'accord... (remettez les syllabes dans le bon ordre... tout ceci vous appartient désormais...Parce que je suis en vacanceuuuuuuh!! ) et un peu « Out of the world... ou OFF » ah ah... moui, bon... suis fatigué... très... la preuve, je franglise... (du verbe frangliser très connu dans le monde des people... m'enfin, faut sortir le dimanche jeunes gens!) et je me la pète! Yes! Et alors ? J'ai bien le droit moi aussi... un peu... si... surtout lorsque j'ai le blues... (non, non Jean- Michel, ne t'inquiètes pas, je ne compte pas te piquer ta guitare... il me reste tout de même un fond de conscience ;) )d'ailleurs, avant de piquer quoi que ce soit à qui que ce soit, mieux vaudrait que je ramène mes fesses au Grenier prêter la main à l'équipe technique... Oncle Phil, Steve et les loupiots... tous ceux et celles sans qui les spectacles ne verraient simplement pas le jour et que personne ne cite jamais nulle part... Question de hiérarchie... comme partout... il y a ceux qui sont dans la lumière, et il y a ceux qui sont derrière... ceux qui sont sur scène et ceux qui permettent que le plateau existe... et pourtant nous sommes tous liés... les organes d'un seul et même corps (grand corps malade dit-on, non sans raison, en ce moment.) si un sel bout vient à manquer... ou à dysfonctionner, c'est l'ensemble qui souffre... et je ne saurais l'oublier... ni que c'est à cette place que j'ai intégré le monde du théâtre professionnel... se souvenir d'où l'on vient... avoir de la mémoire, c'est ce qui charpente la dignité d'un homme... la mienne en tout cas... Le Grenier est sans dessus-dessous... une vraie fourmilière... ou une ruche... ça court, ça démonte, range, plie, dévisse, charge, crie, rigole, fatigue, transpire, halète, souffle, grimpe aux échelles... boit un café... fume une clope... peine les yeux marqués par quatre semaines de folie douce... mais tout ce petit monde est solidaire... sans même une parole parfois. Un écho fraternel qui se répercute au travers des salles du Grenier que l'on vide... les camions cul à cul commencent à se remplir... le rangement s'effectue en fonction des destination, qui à Cholet, qui au « Manège », qui à Noirmoutiers pour le prochain festival... la scène disparaît peu à peu pour rendre au lieu sa nudité... la nostalgie guette à l'affût de la moindre pause... prête à bondir à la première inattention... Et voilà... c'est fini... au revoir fugace que l'on esquisse à peine... une manière comme une autre de se protéger... demain il faudra amorcer la « descente »... reprendre un rythme... réapprendre à vivre ce quotidien fait de calme et de silence... de lenteur et d'attente... demain sera un autre jour, plus riche qu'hier de tout ce que nous aurons collecté ici, tous ensemble... et ce n'est pas rien...Merci, donc, à chacun et à chacune... pour tout...