Les Chroniques du Grenier 28/07/07
Par En compagnie des Loups le lundi, juillet 30 2007, 20:00 - Les chroniques du grenier - Lien permanent
Et voilà... c'est finiiiii... talilalalalali... voilà... c'est finiiii... pam pam pampalalam... oui, je sais... avoir du J.L.Aubert qui s'incruste dans votre cerveau de bon matin... même en de telles circonstances, c'est mauvais signe...
si, si (Kimiou pas besoin d'en remettre une couche merki !) je suis farpaitement
d'accord... (remettez les syllabes dans le bon ordre... tout ceci vous appartient
désormais...Parce que je suis en vacanceuuuuuuh!! ) et un peu « Out of the
world... ou OFF » ah ah... moui, bon... suis fatigué... très... la preuve, je
franglise... (du verbe frangliser très connu dans le monde des people... m'enfin,
faut sortir le dimanche jeunes gens!) et je me la pète! Yes! Et alors ? J'ai bien le
droit moi aussi... un peu... si... surtout lorsque j'ai le blues... (non, non Jean-
Michel, ne t'inquiètes pas, je ne compte pas te piquer ta guitare... il me reste
tout de même un fond de conscience
)d'ailleurs, avant de piquer quoi que ce
soit à qui que ce soit, mieux vaudrait que je ramène mes fesses au Grenier
prêter la main à l'équipe technique... Oncle Phil, Steve et les loupiots... tous
ceux et celles sans qui les spectacles ne verraient simplement pas le jour et que
personne ne cite jamais nulle part... Question de hiérarchie... comme partout...
il y a ceux qui sont dans la lumière, et il y a ceux qui sont derrière... ceux qui
sont sur scène et ceux qui permettent que le plateau existe... et pourtant nous
sommes tous liés... les organes d'un seul et même corps (grand corps malade
dit-on, non sans raison, en ce moment.) si un sel bout vient à manquer... ou à
dysfonctionner, c'est l'ensemble qui souffre... et je ne saurais l'oublier... ni que
c'est à cette place que j'ai intégré le monde du théâtre professionnel... se
souvenir d'où l'on vient... avoir de la mémoire, c'est ce qui charpente la dignité
d'un homme... la mienne en tout cas...
Le Grenier est sans dessus-dessous... une vraie fourmilière... ou une ruche... ça
court, ça démonte, range, plie, dévisse, charge, crie, rigole, fatigue, transpire,
halète, souffle, grimpe aux échelles... boit un café... fume une clope... peine les
yeux marqués par quatre semaines de folie douce... mais tout ce petit monde est
solidaire... sans même une parole parfois. Un écho fraternel qui se répercute au
travers des salles du Grenier que l'on vide... les camions cul à cul commencent
à se remplir... le rangement s'effectue en fonction des destination, qui à Cholet,
qui au « Manège », qui à Noirmoutiers pour le prochain festival... la scène
disparaît peu à peu pour rendre au lieu sa nudité... la nostalgie guette à l'affût
de la moindre pause... prête à bondir à la première inattention...
Et voilà... c'est fini... au revoir fugace que l'on esquisse à peine... une manière
comme une autre de se protéger... demain il faudra amorcer la « descente »...
reprendre un rythme... réapprendre à vivre ce quotidien fait de calme et de
silence... de lenteur et d'attente... demain sera un autre jour, plus riche qu'hier
de tout ce que nous aurons collecté ici, tous ensemble... et ce n'est pas
rien...Merci, donc, à chacun et à chacune... pour tout...
Commentaires
Non.
Pas Jean Louis Aubert.
(je retourne à la plage)
Sourires..
28 juillet.. déjà ?
L'impression d'un siècle écoulé depuis la dernière fois.. Avignon n'était pas encore là..
Et moi partie ailleurs, sur un autre continent aquatique, une autre scène .. une étrange et attendue rencontre, un enfin je t'ai trouvée..
Racontez moi tout.. je veux tout savoir.
Mes sourires
Oulah...
Le 15 Août est décidement jour de renaissance, mademoiselle... vous êtes la bienvenue.
Difficile de décrire ces millers de secondes délicieuses comme une pluie de gouttes chaudes et sucrées à boire une à une - sans modération - J'essaie, je reviens...
Oui, c'est fini !
je n'avais jamais vu le festival par la petite lorniette et je l'ai vécu avec vous, au milieu de vous, grâce à vous.
les journées furent longues (surtout pour toi Franck Olivier pour qui seuls une dizaine de grands cafés suffisaient à peine à te permettre d'ouvrir un oeil, j'exagère mais tu le sais, on est comme ça dans le midi... Merci pour ces chroniques quotiennes, acérées mais si vraies! Elles nous ont accompagnés tout au long de cette belle expérience).
j'ai pu vous voir vous préparer tous les jours, la patience du maquillage, la préparation mentale, les répétitions de textes, et l'apport indispensable du fameux "jus de gingembre" pour redonner du tonus !
Oui ce fut une belle expérience ! le clou, le spectacle auquel j'ai enfin assisté qui m'a laissée sans voix, une boule là, au fond de la gorge. Ne jamais oublier ! c'est en partie grâce à vous que cela se fera! Jouez la partout, encore et encore, avec votre talent, sans décors, juste les mots et les émotions, c'est ce qui vous encore plus crédibles!
Merci de m'avoir permis de profiter de ce superbe spectacle, mes drôles de filles tenant le bar, j'étais toute à l'écoute.
Voilà je voulais juste vous dire que je ne vous oublierai pas et que j'espère croiser de nouveau votre route... un jour
Nadia du grenier à Sel...
Merci à toi Nadia, tavernière hors pair, à la horde de serveuses accueillantes ... et vive le jus de gingembre!! Frédéric
Merci beaucoup Nadia, c'était un vrai plaisir de te rencontrer et s'en est un tout aussi grand de te lire ici!
j'espère bien que nos routes se croiseront à nouveau !