L'immense travail de recherche qui l'accompagne et la prestation scénique époustouflante de Jacques Bourdat, ainsi que le travail graphique de la maquilleuse sont vraiment à signaler. Cependant je m'interroge, : la mise en scène et tout le travail sur la mémoire, la trace est-il bien lisible pour un spectateur non averti, non armenophile ? Pour celui qui ne connait ni l'écriture arménienne ni l'arrière plan culturel ? Est-ce bien accessible à tout public dans sa forme et tout un chacun peut-il saisir le message fort et important que vous transmettez ? Il me semble que le parcours historique et collectif est plus mis en exergue que le parcours individuel qui y conduit et y ramène. Le parcours individuel discrètement évoqué est-il suffisamment présent pour permettre à tout un chacun de se projeter dans cette grande fresque épique, archétypale ? Voila mes modestes interrogations. Merci à vous. Evelyne Barsamian