Les Chroniques du Grenier 26/07/07
Par En compagnie des Loups le jeudi, juillet 26 2007, 18:00 - Les chroniques du grenier - Lien permanent
Ah ah! R.Debray n'en rate pas une (je sais, je sais il y en a quelques uns qui sont en train de se demander ce que vient faire R.Debray dans cette galère...) Mais seulement parce qu'ils auront oublié son jubilatoire essai de 2005 après les performances de Jan Fabre ici même en Avignon.
Bref... en attendant, je le redis, R.Debray n'en rate pas une (d'occasion de rentrer dans le chou mou du conformisme de l'époque s'entend... évidemment.) et donc le voici vociférant, à peine didactique, entre les pages du Point, sur la nécessité du Chef chez les français (nous donc... ou assimilés...j'adore ce p'tit « ou assimilés »... non c'est rien : auto-congratulation de circonstances... tout va bien...) de notre nécessité du chef donc... du chefaillon, du grognon, du patron, du père fouettard... du « plus un »...(euh.. pour ceux qui ne suivraient pas... hum, hum...peut-être est-il temps d'arrêter de se curer le nez avec le gros orteil au fond de la classe maintenant?!? hum ? Non... parce que nous approchons de la fin des « 100 jours » (si chers au petit Bonaparte!) et que, parmi les bilans à tirer de cette fin de festival(vous voyez bien que je n'ai pas perdu mon chemin!) s'il y en a un qui s'impose, c'est bien celui de la place réservée à la culture que nous défendons tous ici, dans la société française de demain... Et l'espace de plus en plus restreint laissé par les rédaction des « grands journaux », les hebdo comme les quotidiens est un signe qu'il serait bien idiot ou simplement inconscient , de ne pas mesurer à sa juste valeur... ce qui induit, de fait, l'urgente nécessité de changer notre positionnement un peu préconçu quant à la « véritable » marge de manoeuvre, ou de liberté (ou cette idée de mauvaise foi prétendue qu'on leur prête.) des journalistes des services culturels... Certains d'entre-eux que j'ai rencontré en juin l'avaient évoqué... Ils ne furent pour ainsi dire pas écoutés par les représentants des compagnies qui m'entouraient... deux mois plus tard pourtant il semble difficile de continuer à ne rien vouloir en savoir... tous les échos qui me sont revenus aux oreilles depuis dix jours ne faisant que confirmer l'immense difficulté qu'il y a, désormais, à publier un papier qui ne serait pas « mainstream »(pouak...j'crois j'vais romir...beurk, beurk, beurk!)... sans parler de l'armée d'obscurs stagiaires surexploités lancés dans les travées de festivals pour la modique et glorieuse somme de...0 euro...ou à peu près... Bah, de quoi nous plaignons-nous ? Je vous le demande... après tout, l'indépendance de la presse en matière culturelle ça n'a pas temps d'importance...non ?
Allez, hop, hop, hauts les coeurs compadres... ce soir est un beau soir pour se retrouver et boire... chanter en Choeur/ coeur... et peut-être plus si affinité...(non, non Oncle Phil, je ne parlais pas de ça! M'enfin!! mouhahaha) comme d'amorcer un processus de construction solidaire... le temps où nous en finirons avec la posture du chien de faïence pour retrouver un peu de cette fraternité si belle et si féconde qui seule, à mon humble sens, peut nous donner les moyens de forger les outils de la résistance à la machine de dévastation qui s'est mise en marche...!!!
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