C'est l'Histoire qui tente de prendre place dans la chaire de l'acteur, une oeuvre de sincérité, ou chaque espace/temps de la représentation est consacré à une profonde intégrité. La parole historique ( le drame Arménien) s'écoule de corps en corps dans un triades qui s'essaye au travail de la transmission. Mais ce qu'il y a a transmettre est de l'ordre de la barbarie. Les victimes et les enfants des victimes se cherchent et se trouvent sur le plateau du théâtre, la voix parvient, touche émeut, révulse et tout cela se fait au bénéfice du sens. Je rêves de ce spectacle qui irait d'école en école, apporter un peu de lumière dans les pages des manuels qui sont oublieux de tant de choses, je rêve d'une autre parole qui aurait elle aussi sa place sur une scène de théâtre, celle des bourreaux... parce qu'il y a la aussi et de façon cruelle et décidé un déficit de  mémoire qui demande à être comblé. Allez les voir au Grenier à sel en ce moment à Avignon... vous ne le regretterez pas. Et toc!  14.7.07 11:48   Alain Cofino-Gomez. Dramaturge.