Les Chroniques du Grenier 21/07/07
Par En compagnie des Loups le samedi, juillet 21 2007, 17:12 - Les chroniques du grenier - Lien permanent
« Un vent à décorner les boeufs » aurait dit ma grand-mère (et les cocus aurais-je ajouté, mi-goguenard mi-provoc, histoire de la faire bisquer.)
il n'y a plus qu'à bricoler un p'tit char à voile pour faciliter nos déplacements, et hop, le tour sera joué. On pourrait même envisager d'organiser une compète inter-lieux... si, si... sans Zitrone ni Guy Lux, certes...et sans vachette... quoi qu'encore... n'importe quel «piche»avec sa monture customizée version pâle tuning des quartier latinos de L.A pourrait faire l'affaire... surtout un samedi soir... non ? Mais si... et puis je suis sûr que ça aurait de la gueule une p'tite compète de fin de festival, crocs sortis, bouches crispées écumant une odieuse ambition originairement désavouée par le milieu (comment ça ? Meuh non, meuh non... pas de compèt' entre artistes voyons!! «M'enfin!!» (avec un faux air de Gaston benêt et un vrai scintillement pervers dans le fond de l'oeil torve.).) Ce genre de pratique ne concerne que les boeufs(tiens... voici nos boeufs du début qui font leur retour!) ou les beaufs... les sportifs...et les cadres sup' des vilaines entreprises capitalistes qui cannibalisent le monde...certainement pas les gens de théâtreuuuh... Que voulez-vous, je m'en excuse mais je manque d'éducation...à croire même que je n'en ai jamais eu...ma mÔman va avoir honte de moi (encore!)... si, si... aucune retenue ce gars... un vrai goujat... Oser prétendre que les artistes sont en compèt'... qu'ils lorgnent par dessus l'épaule du voisin, mauvais, prêts à dégueuler plus vite que leurs ombres jugements à l'emporte-pièce et autre insanités acides... non vraiment là... j'exagère... je sais, je sais... Ce serait comme de prétendre que dans cette époque consumériste la qualité d'un spectacle... ou d'un livre... ne se jaugerait qu'à l'aulne de son succès public... ou qu'au nombre de ses ventes... Ah j'vous jure, y en a qui manquent pas d'air!! Si ça continue, je vais finir par demander une cure de désintox chez Rockfeller... ou chez Fidel...hum... j'me tâte... Il faut tout de même que je fasse attention à ce que je raconte parce qu'il paraît qu'ils sont partout... même en Avignon les moines de la pensée unique se seraient répandus... (bon... je dois vous en confesser un ou deux rencontrés ces derniers quinze jours... si...pour de vrai comme disent les petits... des vrais de vrai qui m'ont expliqué doctement que les gens sont des idiots, ignares, stupides, incultes et que par conséquent on ne peut ni ne doit leur faire confiance... que c'est pour ça qu'il faut les diriger d'une main ferme...visser les boulons... et ne leur servir que des choses SIMPLES... surtout... (chuuut... écoutez, vous ne les entendez pas arriver au galop avec leurs gros sabots, ce cher Boileau en étendard ? ) « On ne peut pas se payer le luxe de la Liberté » écrivait Skinner, pape du cognitivo-comportementalisme à propos de l'espèce humaine il y a quelques années... Ben chacun voit midi à sa porte, aurait une fois encore rétorquée ma grand-mère, ce à quoi, avec le temps, je réponds de plus en plus vivement: « certes... mais jusqu'à une certaine limite... exactement là où ces messieurs dames commencent à me pomper l'air... à piétiner mes plates bandes avec leurs vieux « croque-nos »crasseux... » Bref... conclusion, il est important d'avoir une bonne grand-mère chez soi... c'est ce que je me disais ce matin riant sous cape, l'oeil encore aux trois quarts fermé, le nez dans mon café et le clop pendouillant à mes lèvres... tandis que deux mamies péroraient juste sous ma fenêtre, endimanchées à souhait, sur les petites avanies de l'existence en attendant leur bus...
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