Les Chroniques du Grenier 18/07/07
Par En compagnie des Loups le vendredi, juillet 20 2007, 13:01 - Les chroniques du grenier - Lien permanent
Il y des jours où l'on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché... et c'est en général de ces jours-là dont on s'entend à parler...
ceux dont on égraine sans fin les péripéties fastidieuses et, lorsqu'elles ont la grâce de nous en servir, des rocambolesques... bref, ceux que l'on a tendance à partager avec les autres... parce que le bonheur est chiant, dit-on... sans doute... peut-être... à moins que ça ne tienne à cette jouissance crasse que l'on tire à ce qu'il y en ait d'autres qui pataugent avec nous dans la mélasse... qui sait ?
Mais moi, hier, jusque tard dans la nuit, j'ai vécu une journée exactement à l'opposé... le genre de journée qui vous fait dire que bordel de m.... la vie vaut quand même d'être vécue... Vous savez, lorsque vous ne savez pas trop, ni comment, ni pourquoi, tout ce que vous entreprenez fonctionne. Vous sentez bien que vous n'y êtes pas pour grand chose, que de changement radical ou miraculeux, a priori, il n'y en a pas eu (certains pourtant, inquiets(il y a toujours des anxieux pathologiques!) se tâteront des pieds à le tête (surtout la tête d'ailleurs!) histoire de vérifier qu'ils ne se seraient pas transformés en Clint Eastwood, ou Brad Pitt ou superman ou... enfin bref, vous voyez quoi ? (est-ce bien moi , que se passe-t-il donc ?)mais c'est comme ça... vous essayez, et ça marche, c'est tout. Et c'est même vachement agréable... simple... facile... j'allais écrire « trop » (voyez comme je suis... aaaahhhh Pavlov m'a tué...) c'est bien aussi des journées comme celle-là... ça permet de respirer un peu... bref...
Souvent je me dis que c'est bien à cet endroit-là que se loge l'une des confusions récurrentes que l'on s'évertue d'entretenir. Prétendre que le compliqué serait inhérent à la vie elle-même, et non à nous-même...que ça ne nous appartiendrait en rien cette histoire-là... et pourtant...
Ce qui ne suggère pas pour autant que nous puissions avoir la maîtrise de tout... que le contrôle absolu soit atteignable... que de l'équivoque du langage nous puissions nous sortir... qu'il y aurait par conséquent un point à viser d'où nous pourrions maîtriser ce que l'autre reçoit de ce que nous lui envoyons... y compris(surtout?) depuis la scène... et il ne s'agit évidemment pas seulement de la langue parce que, écrivait Lacan: « si cette histoire d'âme à quelque sens, ça n'est que par le corps que nous pouvons en savoir quelque chose. »que ça n'est que par là que ça passe...ce qui soulève la question du « malentendu » de la réception de l' « un » en face qui interprète et donne du sens... son ou ses sens... de là où s'arrête notre responsabilité, à la limite de ce que nous en savons, nous, de ce que nous disons... au-delà ça ne nous appartient plus... sauf de savoir recevoir le plus sereinement possible les retours du public...
Commentaires