Aiiieeeuuuhhh... je lance une mode... le nouveau cri de ralliement du Grenier... sauf qu'il est recommandé de le pousser sans faire de bruit... j'sais pas bien si vous voyez le tableau ? Une horde hirsute poussant de longs cris muets en grimaçant... des "Munch" délicats et jolis, faussement douloureux et sincèrement joyeux... bref, le "chut" sera l'accord tacite du jour... l'après fête nationale... la ludique déclinaison du "avoir souffert ensemble " renanien qui soude les coudes de notre micro-société... hétéroclite et solidaire... il faut dire qu'avant d'avoir mal à la tête on se sera bien marrés... sans fausse note avec les "Vaguement la jungle" à la baguette et notre bonne fée Richardeau à la veillée... ( d'ailleurs, Annie, c'est pas pour dire mais quand même, hein, c'est pas bien raisonnable!! enfin j'dis ça, j'dis rien (non, pas la tête, pas la tête!).) Enfin je dis "bonne" mais j'en connais deux ou trois, arguant fièrement de leur importance qui risquent de sentir passer l'orage... ou la tempête, l'ouragan, le tsunami avec jet d'icebergs... tremblement de terre et déluge vociférant... le truc que j'aimerais vivre pile-poil là, ce matin, avec la tête qui résonne comme la nef d'une cathédrale à l'heure de l'angélus... si, si... "Mururoa dans ta tête à toi" balançait Villeret à Lanvin dans cette oeuvre majeure du cinéma français, "les frères pétards" (ah ah ah oui, bon, ben, chacun ses références les copinoux, hum?!) il y a...euh...dans une autre vie sans doute...

Bref, le genre de savon qu'il me démange, à l'occasion, de passer à certains GP(gentils programmateurs) à la face confite de certitudes, détenteurs du bon goût et de la juste parole... il ne faut plus s'étonner qu'avec de pareils diapasons, il arrive plus souvent qu'à son tour que l'orchestre de la diffusion théâtrale française sonne faux... quoiqu'on peut toujours décréter les couacs comme nouveaux référents harmoniques... le monde n'est plus à ça près en même temps... Mais que l'on cesse derechef de s'étonner de la médiocrité de la pensée Politique contemporaine (la majuscule est voulue, souhaitée, martelée, parce que je ne parle évidemment pas de la tambouille électoraliste, voyez ?(ce serait comme comparer Mcdo avec Bocuse...ou à peu près.).)

En même temps, si la charte commune acceptée est le : "surtout pas de vague" (sauf archi convenue.) évidemment...

Ceci étant il est presque impossible d'éviter ces travers dès lors que l'on prétend savoir mieux que le public ce qu'il entend, ce qui l'interroge, là où un texte, qui plus est porté par un comédien(ne), va résonner/raisonner en lui... la posture horripilante du "sujet-supposé-savoir" qui s'installe et répond... ou croit répondre... ou plus exactement croit devoir le faire de la sorte... bref... de l'illusion entretenue de l'importance de soi réduite à une fonction...