Nous voilà Adamiés
Par En compagnie des Loups le samedi, juin 2 2007, 11:59 - Humeur - Lien permanent
Je suis très fier et très heureux parce que nous allons pouvoir épingler sur nos documents le petit losange rouge tant attendu: le logo de l'ADAMI.
Nous avons reçu l'approbation de la commission du 30 Mai. Après un combat de plusieurs mois pour rassembler les éléments et surtout l'architecture financière et administrative que réclame ouvertement ou implicitement ce dossier. En effet, l'ADAMI est une force d'organisation culturelle exemplaire, à mon sens. Un partenaire d'aide à la création de spectacle solide et référant. A la fois un support financier et une voie d'éducation aux bonnes manières quand au droit du travail ou la défense des interprêtes. C'est le seul organisme que je connaisse qui défende réellement les acteurs, quand à leur contrat, leur rémunération pour ne citer que cela, auprès de leur employeurs, au moment le plus adéquat, à la faisabilité financière du projet. Ils tiennent les cordons de la bourse, serrent fort et ne lâchent que si tu respecte les régles. Pas mal non ?!!! Des professionnels donc, de tous bords, décident à l'échelle nationale de ne répartir des droits assez conséquents que si les conditions syndicales, entre autres obligations de financements, sont respectées. Dans un monde culturel où le simple respect des droits du travail sont laissé aux batiments de pierre, quand la plupart des compagnies mélangent allègrement combat "de gauche" et irrespect total de ce que d'autres ont acquis en 36 au prix de leur sang, c'est un filtre redoutable autant qu'un engagement militant. Devrais-je dire force d'administration culturelle pour faire plaisir à Franck et enfin dévoiler les dessous - très chics- de ce billet? ET oui cette administration est un des rares institutions qui inflige à ses récipiendaires l'exigence du respect des conventions collectives, comme le paiement des comédiens pendant les répétitions, le nombre de représentations et de répétitions minimum pour un projet etc etc.. Sans concession. Il n'y a aucune autre institutions, que je sache, qui s'insère à ce point au creux de la création théâtrale. Ses commissions sont celles de professionnels du spectacle, comédiens, administrateurs etc, élus par la profession et souverains. Il sélectionnent les candidats sur un dossier mélant artistique et finance, innovation et tradition, un peu comme de vrais experts... appellation qu'ils ne se donnent pas, et heureusement, on pourrait confondre et par là comparer. Ce serait dommage. Surtout pour les experts. Eh oui! Parce que quand les uns m'ont dit: c'est trop compliqué pour vous. Et hop t'es pas dans la tour d'ivoire, va chômer... Les autres m'ont pris la main et indiqué un chemin possible. Appris à pêcher. A Avignon il y aura un lieu de l'ADAMI, avec la liste des 40 spectacles "Adamié" sur les 900 présents, un catalogue dans le catalogue, un tri par la case cochée et le respect des règles. Et nous en sommes très heureux. Et pourtant l'ADAMI fait ce que nous serions en droit d'attendre de la DRAC. Nos pairs sont passé de la réflexion sur une politique culturelle à la "simple" répartition de droits. Les experts ne sont plus où nous les attendions. Dans l'avenir, il semble que le levier de l'ADAMI soit le plus solide. C'est troublant. C'est à la fois dérangeant.
Commentaires
Fredo...euh...j'arrive pour commenter, hein ? il est bien cet article...si si, et important...bref...je reviens
bises