Denis Roche, du service culturel de la mairie, nous propose des liens avec les Parentissois et nous les tissons avec beaucoup de plaisir. Nous avons partagés des moments très agréables avec les gens d'ici. Jacques et Odile sont allé dans des classes pour initier au théâtre ou prolonger les travaux déjà en cours avec les professeurs. Une classe de CE2 très attachante travaille sur un marché où l'argent est remplacé par des sourires. Les collégiens, des classes de 5ème et de 4ème ont dans leur planning un moment de théâtre qui leur permet d'explorer cette discipline et ses attraits. Les lycéens des options théâtre au BAC travaillent sur un texte magnifique et complexe de Patrice Kerman, Je suis allé les rencontrer avec Jacques et Odile. Nous avons tenté de leur faire partager nos premières pistes de travail, les veines que l'on creuse sans savoir où elles nous mènent encore. L'idée que l'ennemi de chercher; c'est trouver, bien que cela en soit un des moteurs. Le théâtre est un peu, dans cette étape, comme le plaisir charnel. Il se dégage de ces élèves déjà grands une force très instable mais qui canalisée semble pouvoir conquérir le monde. Les regards sont entiers et très ouverts, très frais, ils ne se protègent pas encore trop, mais se mordent volontiers. Nous avons fait une première lecture du texte à la bibliothèque devant quelques Parentissois, et un monsieur d'origine arménienne qui a vu l'info dans le journal et s'est déplacé pour ne pas rater l'occasion. Il nous a dit à quel point ces mots si violents étaient les mots justes. La municipalité doit construire un théâtre et j'ai été convié avec Jean Claude à intervenir pour donner l'avis des utilisateurs sur le projet. Architecte, scénographe, acousticien, élus et techniciens étaient présents pour une étape de confirmation des options choisies. Le lieu va être superbe. Ni trop petit ni trop grand, avec une salle de répétition sobre mais confortable, une salle pratique, large et pas trop alourdie de métaux de panneaux et de plâtres qui entravent souvent la cage de scène pour des raisons que les machinistes ignorent mais que les commerçants justifient à grands coups de courbes. Encore un arraisonnement par la technique, que les compagnons que sont les ouvriers du théâtre n'arrivent plus à maîtriser, tant ils ne sont pas conviés à ces réunions préparatoires, façonnage de leur outil. Il faut savoir que dans la majorité des cas, aucune, ou très rarement, des personnes qui fabriquent les théâtres ne sont des gens de théâtre. Merci infiniment à la mairie de Parentis de cette démarche. Cela donne l'impression d'être un peu à la maison dans ce théâtre en papier. Denis nous accompagne dans ce voyage avec l'hospitalité d'un arménien, qu'il n'est pourtant pas!!! A suivre. Parentis le 20026007