<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Mémoire de ma mémoire - Maurice Alloyan</title>
  <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/</link>
  <description>L'actualité de &quot;mémoire de ma mémoire&quot; de Gérard Chaliand, 
Adaptation et mise en scène Frédéric de Rougemont
Collaboration artistique
Séverine Bourguignon
Franck Olivier Laferrère
Avec
Jacques Bourdat, Odile Frédeval, Jean Claude Falet
Le journal de la création en direct. Vos commentaires, vos impressions ....</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 05:45:47 +0100</pubDate>
  <copyright>©encompagniedesloups</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>« Tout coexiste, se mêle et se livre au public »  par Maurice Alloyan</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/Commentaire-par-Maurice-Alloyan</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c91211946b35621722997fcffc4cd7fe</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Aug 2007 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Maurice Alloyan</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le commentaire d’Évelyne Barsamian, sur les événements de ’’ La semaine Arménienne d’Avignon ’’ est exhaustif.
Si tel était le cas, il n’en appellerait - de fait - aucun autre (commentaire).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je me permets ces quelques lignes c’est sur son invitation, d’une part et suite à son affirmation « Tout coexiste, se mêle et se livre au public ».
Le commentaire d’Évelyne m’inspire, il crée un besoin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J’ai envie d’extraire du Tout, dont on a vu qu’il était vaste, un moment de la pièce&amp;nbsp;: ‘ Mémoire de ma mémoire ‘.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pièce à trois acteurs sur scène évoquant, entre autre, le déroulement du siège par l'armée turque, d'une place forte tenue par des villageois arméniens, puis l’anéantissement annoncé, inéluctable des assiégés. Je vais comprendre qu’ils représentent en réalité un Tout autrement important – sans doute le Peuple Arménien – et pourquoi pas, tant l’acteur Jacques Bourdat s’implique et s’élève, se transcende - dans la mise en œuvre deux acteur grandissent alors l'acteur principal, pour que, en fin de spectacle, par ’’ Son ombre démesurée ’’ … il aille à Dieu&amp;nbsp;! -&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute l'Histoire préalable et l'Heure Théâtrale passée se cristallisent alors en une tirade dramatique à l'Antique.
&quot; Dieu se plaint, ne comprend plus les Hommes &quot; (voulus à son image) …
Nos Anciens, devant le Malheur généralisé ont dit &quot; Dieu est devenu fou &quot;.
Non.
On voit là que ce sont les hommes qui sont fous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;… Au-delà de l’exigence artistique nous étions réunis dans une volonté de témoigner. Je connaissais, pour l’avoir déjà abordée, cette nécessité de l’engagement, celle de porter, de transmettre, de dire à la face du monde ce que certains veulent taire ; non pas dans un esprit de haine, de vengeance ou de revendication culturelle ou ethnique, mais plutôt d’hommage à la vie, de célébration du sacré de la vie qui reprend têtue malgré sa négation.
Nous gens de théâtre, nous le savons bien : quand on veut empêcher la création dans un endroit, elle renaît dans un autre, comme la vie… ’’ JC Falet*&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mémoire de ma mémoire,
L’acteur J. Bourdat est effondré dans la pénombre en fond de scène, recroquevillé sur lui-même, en position fœtale, il est épouvanté, il geint, il pleure du spectacle des hommes agissant pire que des bêtes, ici l’armée turque est sortie vainqueur … mais comment ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Témoin déchiré, il peut encore, entre des sanglots, péniblement, rapporter les crimes de masse commis ici ou là et qui dépassent l’entendement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La troupe, sur ordre, changée en des assassins doit achever - à sa guise, sans discernement, il n’y aura pas de compte à rendre - hommes femmes vieillards enfants …
- Éventrant les femmes enceintes (gestes abortifs symboliques).
- Ferrant, tel un âne, un vieillard et le forcer à avancer.
- Recherchant des pièces éventuelles dans les entrailles des victimes, des colonnes finissantes qui marchent encore, vers quel terme.
C'est la fin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectateur de la seconde génération que je suis, qui a entendu et réentendu ses deux parents - témoins séparés, rescapés - souffrant toujours, voulant parler, comprend mieux que son histoire familiale – ainsi rendue ouvertement sur scène ’’ par le talent des auteurs et des artistes ’’ - s’étend … par le ’’ foisonnement des douleurs ’’ à l’Ensemble des Vivants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt; » nous étions réunis dans une volonté de témoigner &lt;a href=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/…&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt;de célébration du sacré de la vie qui reprend têtue malgré sa négation.  » JC Falet*&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour valoir ce que droit … puisque nous sommes là et transmettons ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maurice Alloyan&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/Commentaire-par-Maurice-Alloyan#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/Commentaire-par-Maurice-Alloyan#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/feed/rss2/comments/445</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>