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  <title>Mémoire de ma mémoire</title>
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  <description>L'actualité de &quot;mémoire de ma mémoire&quot; de Gérard Chaliand, 
Adaptation et mise en scène Frédéric de Rougemont
Collaboration artistique
Séverine Bourguignon
Franck Olivier Laferrère
Avec
Jacques Bourdat, Odile Frédeval, Jean Claude Falet
Le journal de la création en direct. Vos commentaires, vos impressions ....</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 07:43:33 +0100</pubDate>
  <copyright>©encompagniedesloups</copyright>
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    <title>Lu dans Rue 89</title>
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    <pubDate>Tue, 09 Oct 2007 17:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Après &quot;le Monde&quot;, un article dans rue89&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2007/10/09/et-si-washington-reconnaissait-le-genocide-armenien&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.rue89.com/2007/10/09/et-si-washington-reconnaissait-le-genocide-armenien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après &quot;le Monde&quot;, un article dans rue89&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2007/10/09/et-si-washington-reconnaissait-le-genocide-armenien&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.rue89.com/2007/10/09/et-si-washington-reconnaissait-le-genocide-armenien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le dossier de Presse au 7/10/2007</title>
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    <pubDate>Sun, 07 Oct 2007 12:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Les derniers articles de presse concernant le projet.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Format PDF&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>Semaine arménienne en Avignon par  Evelyne Barsamian  3° génération (moitié moitié)</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/10/04/Semaine-armenienne-en-Avignon-par-Evelyne-Barsamian-3-generation-moitie-moitie</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Oct 2007 13:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Evelyne Barsamian</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/E-Barsamian.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;©Evelyne.Barsamian&lt;br /&gt;Les ombres démesurées, sombres et inquiétantes de l’histoire précèdent les pas pressés des promeneurs d’aujourd’hui….&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les ombres démesurées, sombres et inquiétantes de l’histoire précèdent les pas pressés des promeneurs d’aujourd’hui….&lt;br /&gt;Les ombres se déploient, se précisent, bruissent et vibrent  une semaine durant.&lt;br /&gt;du 12 au 20 juillet à Cultura, sous la puissante impulsion de Mooshegh Abrahamian et de sa compagne.&lt;br /&gt;Les ombres deviennent tapis, dentelles. La trame de l’histoire croise la chaîne du quotidien, de brillants conférenciers manient la navette de la culture.&lt;br /&gt;Véronique Bruna-Mardoyan nous retrace l’histoire de cette Arménie jadis puissante,  déployée d’une mer à l’autre pour bientôt, au fil des vicissitudes des guerres, des traités et des partages ne devenir qu’une peau de chagrin. Des traînées sanglantes balafrent la carte, en longue cohortes de suppliciés et déportés ; Génocide.&lt;br /&gt;Le roman le fou nous en témoigne dans une saisissante métaphore qui vaut pour l’époque de de son écriture (XIX°)  mais aussi comme projection du destin à venir :&lt;br /&gt;« Hairapet contemplait en particulier un pommier que du lierre enlaçait, du tronc jusqu’aux branches, comme s’il voulait épuiser, étouffer et, pour finir, engloutir cet arbre déjà étiolé, desséché, défeuillé…[…]Voilà une plante sauvage, inutile, sans racines dans la terre nourricière : elle vit aux dépens d’un arbre fécond qu’elle paralyse et dont elle prélève la sève, pour finalement le vider de sa substance et le tuer,……Le Kurde fait-il autre chose, lui qui vit comme un parasite aux crochets des Arméniens ? (Le Fou chap 16 page 134)&lt;br /&gt;Et bientôt les ombres du passé rejoignent aujourd’hui. Le talent des artistes du festival projette les lumières d’Arménie jusque sur le pont d’Avignon… &lt;br /&gt;Rencontres avec les artistes se produisant au festival international de théâtre à Cultura, à la maison Jean Vilar.&lt;br /&gt;Projets scéniques, sensibilité collective, interprétation individuelle. Tout coexiste, se mêle et se livre au public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce foisonnement nous livre des douleurs mais délivre  aussi des trésors.&lt;br /&gt;Films, débats, livres, films, musiques,  drapeaux, spécialités culinaires s’enchevêtrent.&lt;br /&gt;De doctes universitaires font revivre l’architecture médiévale arménienne (Patrick Donabédian), la trace de l’histoire  via l’écriture (Claude Mutafian) et les relations anciennes qui unissent France et Arménie...  La communauté arménienne d’Avignon s’expatrie jusqu’à Marseille pour visiter l’exposition de la vieille Charité sur la magie de l’écrit…&lt;br /&gt;Architecture et écrit se mêlent dans la cité phocéenne, comme en Arménie….&lt;br /&gt;Les conférences de Cultura nous ouvrent sur le monde d’hier  et celui de maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture populaire nous submerge de sa bonne humeur, de sa sagesse empreinte de bonhomie paysanne via les contes Arméniens relatés par Reine Cioulachtjian &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, ce sont les ombres qui effraient, qui dépassent, qui enserrent d’angoisse glacée les vivants survivants…La fumée des incendies nous étouffe. La suie efface les ombres.&lt;br /&gt;Des responsables juifs viennent témoigner de leur parcours, de la Shoah, de la reconnaissance collective si longtemps réclamée et enfin obtenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexis Govciyan  nous expose l’actualité du génocide, la modernisation et l’ajustement de la situation à la France via République et citoyenneté,&lt;br /&gt;Une ethnologue venue spécialement de la mère patrie Vergin Svazlian témoigne de la mémoire des survivants face à l’impunité du génocide, de son long, minutieux et patient travail pour recueillir témoignages et mémoires culturelles.…..&lt;br /&gt;Et la question arménienne s’étend jusqu’à la fin de la semaine, Politique internationale, Europe, Turquie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;©Evelyne.Barsamian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, les ombres de l’histoire projetées sur les scènes et écrans Avignonnais s’assimilent peu à peu.&lt;br /&gt;La lumière point. L’espoir renaît. La vie reprend. Un enfant joue avec son ombre démesurée.&lt;br /&gt;L’initiateur de ces évènements, Mooshegh Abrahamian a traduit un roman historique, le fou, dont la sortie a été prétexte à cette semaine culturelle.&lt;br /&gt;Après les vicissitudes, le cauchemar « le paradis perdu semblait renaître, l’âge d’or était de retour, cette époque bénie où la méchanceté et l’injustice n’avaient pas encore privé le monde de sa pureté originelle[…..]les temps sont différents, Ce que je suis aujourd’hui correspond bien à l’actuelle génération. Des progrès considérables se sont accomplis…. » Roman Le fou page 378-380 Raffi éditions Bleu autour).&lt;br /&gt;Et l’auteur dans sa visionnaire utopie, rêve du débat parlementaire, seule voie de réparation et de reconnaissance de l’histoire, seule possibilité de reconnaissance et de partage universel des richesses culturelles…..&lt;br /&gt;Le feu d’artifice clôt la semaine. Le soleil renaît, les ombres s’effacent.&lt;br /&gt;Un enfant confiant dort encore, plein d’espoir en suçant son pouce.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Préambule à un bilan, en guise de conclusion du Festival d'Avignon.</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/09/09/Dernier-billet-preambule-a-un-bilan-en-guise-de-conclusion</link>
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    <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 12:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>L'histoire en est bien simple: un héritier se souvient de ce que ses anciens lui ont transmis de ce qu'ils ont vécu en Arménie pendant le Génocide. Au travers de cette introspection, de cette remémoration, il les convoque et invite l'histoire officielle à cette confrontation vitale, ce combat dont le seul à sortir vainqueur sera celui qui ne se ment pas, qui ne se retourne pas. C'est l'histoire universelle de l'homme face à l'homme. « To be or not, to be » disait Shakespeare.    Avant tout, nous faisons du théâtre. Soyons bien clair sur ce point. Et c'est très excitant, avant d'être un métier d'épreuves difficiles quand le temps de maturation du projet est limité. Du théâtre c'est à dire que nous développons une capacité à entreprendre un projet de façon professionnelle et extrêmement exigeante, en respect de toutes les règles de l'art, du début à la fin de sa production. Du théâtre c'est à dire que nous avons effectué un travail sur l'humain avec des acteurs à qui nous avons essayé d'offrir les meilleures conditions d'épanouissement de leur art, dans les conditions techniques les meilleures que l'on puisse offrir pour les aider dans leurs recherches. Car c'est le premier objectif de notre entreprise, nous sommes des chercheurs, et l'intérêt de notre travail est qu'il n'a pas déjà été fait par d'autres, que ce n'est pas une recette commerciale comme le disait Lee Strasberg. Je suis très fier d'avoir approché grâce à notre équipe cette maîtrise de la production.
Ensuite, l'acteur en question a été plongé dans une tragédie contemporaine, dans la mémoire du génocide Arménien, et la honte, la douleur, sont difficile à imaginer, à vivre, quand on sait par quels souvenirs l'acteur peut passer pour se représenter de tels mots. C'est une des questions de la tragédie. L'épreuve de se rapprocher de la limite de l'être. De se rapprocher de l'impuissance face à la problématique du tragique. C'est paradoxalement un sentiment exaltant et inoubliable que nous avons vécu là. Comme un voyage dans un pays inconnu de tous dont nous rapportons le témoignage au grand jour, car ces acteurs là y sont allé.
Enfin et surtout c'est le travail de l'acteur, tel qu'on ne le voit ni à la télévision, ni au cinématographe, ni sur la plupart des scènes. Ce travail est une concentration, une maîtrise émotionnelle et technique extrême, au delà d'un talent, pour retrouver une réalité de la réalité qui n'est pas la sienne, mais à laquelle il se donne l'objectif de nous faire croire, de nous y faire vivre le moment de la représentation . C'est sur ce point, dans ce fracas assourdissant d'un monde du tout spectacle, que je me permet d'insister, et de dire haut et fort: ces trois acteurs là ont atteint par leur travail un niveau de jeu inégalable et rare.
La scène de « mémoire de ma mémoire » est le lieu souhaité idéal de l'expression de l'acteur en cela elle est vide d'objets qui relativise son jeu. Tout dès lors est permis pour imaginer, mais la tragédie, surtout s'il s'agit d'un génocide comme il en est question dans ce texte majeur de l'histoire de l'Arménie contemporaine, n'est pas imaginable.
L'histoire en est bien simple: un héritier se souvient de ce que ses anciens lui ont transmis de ce qu'ils ont vécu en Arménie pendant le Génocide. Au travers de cette introspection, de cette remémoration, il les convoque et invite l'histoire officielle à cette confrontation vitale, ce combat dont le seul à sortir vainqueur sera celui qui ne se ment pas, qui ne se retourne pas. C'est l'histoire universelle de l'homme face à l'homme. « To be or not, to be » disait Shakespeare.
Dès lors, ce spectacle est ce rêve, dois-je dire un cauchemar, bien qu'il permette à cet être de se construire sur les ruines de sa mémoire enfouie dans le déni, de grimper sur les épaules des anciens et d'y devenir un être de lumière, un être de parole héritier de l'humanité.
Frédéric de Rougemont</description>
    
    
    
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    <title>Mémoire de ma mémoire par akira</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/27/Memoire-de-ma-memoire-par-AKI</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Aug 2007 11:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Une image d'AKI, croquée sur le vif  Avignon... http://akira-sensei.deviantart.com/&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mémoire de ma mémoire&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/manga.jpg&quot; alt=&quot;AKI&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>les péripéties de la mémoire traumatisée par Evelyne Barsamian</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/27/les-peripeties-de-la-memoire-traumatisee-par-Evelyne-Barsamian-Aout-2007</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Aug 2007 08:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Evelyne Barsamian</category>    
    <description>&lt;p&gt;Les volets bleus  sont à demi tirés. L’air est brûlant. La pénombre de la pièce mi-close est rafraîchissante.Dehors est écrasé de soleil. C’est le moment alangui du canapé, de la sieste et de la lecture.
Je feuillette négligemment  le catalogue épais des spectacles off. d’un œil embrumé par le poids d’une paupière lourde.
Un titre fuse du foisonnement et  harponne mon regard «&amp;nbsp;Mémoire de ma mémoire&amp;nbsp;»
Le titre ouvre mes yeux. Secoue les limbes. Je suis d’un coup tout à fait réveillée.
Quelle l’idée saugrenue que  d’intituler ainsi un spectacle ?? Qu’est ce qui me tire ainsi brusquement de ma torpeur, plus vivement qu’une armada de moustiques&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les ombres s’allongent pour signifier  un espoir possible si ce n’est une annonce certaine de fraîcheur. J’ouvre les volets bleus. J’hume l’air encore chaud à l’odeur prenante d’asphalte cuit. Les cigales envahissent l'espace sonore..
La curiosité me meut intra-muros,  au cœur ultime de la ville historique, dans la cour pavée de la  maison Jean Vilar, temple indiscutable  de la mémoire du festival&amp;nbsp;;
Ca sent l’odeur rance du restaurant d’a côté, les poubelles mal lavées sans doute. Le melon moisi. Les chaises de plastique rouge  sont dures et brûlantes, le café est bon.
Au programme, rencontre des auteurs et du public&amp;nbsp;; voici enfin venir  celui qui a  commis cette œuvre au titre si mnémotechnique&amp;nbsp;:
Gérard Chaliand. Un arménien. Mon père aurait eu presque son age s'il avait survécu.Ils se ressemblent un peu d’ailleurs Choc. C’est l’année culturelle de l’Arménie en France cette année. J’avais oublié.
Un gigantesque et  inattendu pied de nez de la mémoire surgit de nulle part, un géant sans visage me nargue et me provoque, comme ça, en fin d’après-midi, au détour d’une cour, sans prévenir.
L’Arménie&amp;nbsp;: mon grand-père paternel, ma grand-mère paternelle venaient eux aussi de là-bas.
Moi aussi je dois en venir aussi  un peu finalement. Enfin c’est que disent les généticiens.
Je ne sais pas très bien où c’est, à l’est là-bas, plus loin que les confins contestés de l’Europe, dans un espace indéfini, où coexistent fées, dragons et magiciens.
Au creuset du monde.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Enfant, les récits magiques de mes grands-parents me faisaient entrevoir là-bas une carte au trésor portant d’indéchiffrables écritures,  un Eldorado ou un pays de cocagne merveilleux et magique. Ca sentait la fleur sauvage, le vent de la montagne, la fraîcheur des sources, la sacralité des églises&amp;nbsp;; la douceur de vivre. Le four du boulanger, le miel et la cannelle, le café fraîchement torréfié surtout. On y entendait le bêlement des troupeaux, la flûte mélancolique du berger, le bruissement de l’herbe.
Mal assise dans ma chaise rouge de tracteur, je rêve confortablement, les yeux mi-clos au fabuleux pays de mes ancêtres…
J’ai mal aux oreilles. Des mots effrayants, durs, menaçants les blessent, les submergent, les bouchent. C’est un fracas métallique qui les envahit maintenant, un bruit sec de têtes qui roulent. Génocide, exode, mémoire. C’est de cela dont on parle sous le soleil, dans la cour Jean Vilar, en fin d’après-midi, en Avignon.
Mes grands parents, eux, de leur mémoire déchirée, ils ne m’en ont jamais  jamais parlé.
Oubli. Déni. Fuite. Leur mémoire avait oublié leur mémoire.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;Vie. Ils  vénéraient la vie.&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Evelyne Barsamian Aout 2007&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>« Tout coexiste, se mêle et se livre au public »  par Maurice Alloyan</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/Commentaire-par-Maurice-Alloyan</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Aug 2007 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Maurice Alloyan</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le commentaire d’Évelyne Barsamian, sur les événements de ’’ La semaine Arménienne d’Avignon ’’ est exhaustif.
Si tel était le cas, il n’en appellerait - de fait - aucun autre (commentaire).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je me permets ces quelques lignes c’est sur son invitation, d’une part et suite à son affirmation « Tout coexiste, se mêle et se livre au public ».
Le commentaire d’Évelyne m’inspire, il crée un besoin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J’ai envie d’extraire du Tout, dont on a vu qu’il était vaste, un moment de la pièce&amp;nbsp;: ‘ Mémoire de ma mémoire ‘.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pièce à trois acteurs sur scène évoquant, entre autre, le déroulement du siège par l'armée turque, d'une place forte tenue par des villageois arméniens, puis l’anéantissement annoncé, inéluctable des assiégés. Je vais comprendre qu’ils représentent en réalité un Tout autrement important – sans doute le Peuple Arménien – et pourquoi pas, tant l’acteur Jacques Bourdat s’implique et s’élève, se transcende - dans la mise en œuvre deux acteur grandissent alors l'acteur principal, pour que, en fin de spectacle, par ’’ Son ombre démesurée ’’ … il aille à Dieu&amp;nbsp;! -&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute l'Histoire préalable et l'Heure Théâtrale passée se cristallisent alors en une tirade dramatique à l'Antique.
&quot; Dieu se plaint, ne comprend plus les Hommes &quot; (voulus à son image) …
Nos Anciens, devant le Malheur généralisé ont dit &quot; Dieu est devenu fou &quot;.
Non.
On voit là que ce sont les hommes qui sont fous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;… Au-delà de l’exigence artistique nous étions réunis dans une volonté de témoigner. Je connaissais, pour l’avoir déjà abordée, cette nécessité de l’engagement, celle de porter, de transmettre, de dire à la face du monde ce que certains veulent taire ; non pas dans un esprit de haine, de vengeance ou de revendication culturelle ou ethnique, mais plutôt d’hommage à la vie, de célébration du sacré de la vie qui reprend têtue malgré sa négation.
Nous gens de théâtre, nous le savons bien : quand on veut empêcher la création dans un endroit, elle renaît dans un autre, comme la vie… ’’ JC Falet*&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mémoire de ma mémoire,
L’acteur J. Bourdat est effondré dans la pénombre en fond de scène, recroquevillé sur lui-même, en position fœtale, il est épouvanté, il geint, il pleure du spectacle des hommes agissant pire que des bêtes, ici l’armée turque est sortie vainqueur … mais comment ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Témoin déchiré, il peut encore, entre des sanglots, péniblement, rapporter les crimes de masse commis ici ou là et qui dépassent l’entendement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La troupe, sur ordre, changée en des assassins doit achever - à sa guise, sans discernement, il n’y aura pas de compte à rendre - hommes femmes vieillards enfants …
- Éventrant les femmes enceintes (gestes abortifs symboliques).
- Ferrant, tel un âne, un vieillard et le forcer à avancer.
- Recherchant des pièces éventuelles dans les entrailles des victimes, des colonnes finissantes qui marchent encore, vers quel terme.
C'est la fin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectateur de la seconde génération que je suis, qui a entendu et réentendu ses deux parents - témoins séparés, rescapés - souffrant toujours, voulant parler, comprend mieux que son histoire familiale – ainsi rendue ouvertement sur scène ’’ par le talent des auteurs et des artistes ’’ - s’étend … par le ’’ foisonnement des douleurs ’’ à l’Ensemble des Vivants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt; » nous étions réunis dans une volonté de témoigner &lt;a href=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/08/24/…&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt;de célébration du sacré de la vie qui reprend têtue malgré sa négation.  » JC Falet*&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour valoir ce que droit … puisque nous sommes là et transmettons ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maurice Alloyan&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les images de Bernard Michel Palazon</title>
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    <pubDate>Thu, 16 Aug 2007 15:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://homepage.mac.com/lesloups/image/imagespalazon/imagespalazon.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les images d'Avignon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un héritage lourd à porter, par Célio-Noël Ménard - www.lestroiscoups.com</title>
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    <pubDate>Mon, 30 Jul 2007 23:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
        <category>Celio Noel Menard</category>    
    <description>&lt;p&gt;C’est d’abord un voyage, dans l’histoire du peuple arménien. Un passé de trois mille ans marqué d’années noires, dont les plus récentes, au milieu de la Première Guerre mondiale, sont les plus tristement célèbres et marquent le premier génocide du xxe siècle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais si l’on connaît ou du moins si l’on a entendu parler de ces massacres organisés, la majorité d’entre nous ne sait pas que ceux-ci commencent dès la fin du xixe siècle, avec la mort de plus de 200 000 Arméniens entre 1894 et 1896. À cela s’ajoute le dépouillement de plus d’un million d’entre eux, la conversion forcée à l’islam, la destruction des églises et la disparition pure et simple des villages récalcitrants. Et, bien évidemment, les protestations de ce que l’on nomme aujourd’hui la communauté internationale sont aussi plates qu’elles le seront concernant les débuts de l’Allemagne nazie, le Rwanda, le Darfour, l’Algérie, la Yougoslavie, etc.
C’est le témoignage d’un héritage lourd à porter et que l’auteur (Gérard Chaliand) a voulu dans un premier temps oublier. «&amp;nbsp;Le caillot que j’avais dans le poing au jour de ma naissance et dont, enfant, on m’a transmis la tragédie. Et que j’ai voulu oublier. Et puis un jour, il faut à son tour le transmettre.&amp;nbsp;» La Cie En compagnie des loups prend ce sujet à «&amp;nbsp;bras le cœur ». Jacques Bourdat, Jean-Claude Falet et Odile Frédeval transitent d’un espace à l’autre, suivi par leurs «&amp;nbsp;carrés de lumières&amp;nbsp;» et nous racontent l’horreur, l’humiliation, la résistance de ces hommes et de ces femmes. «&amp;nbsp;Choisir sa façon de mourir est la seule liberté qu’il nous reste.&amp;nbsp;»
La mise en scène (Frédéric de Rougemont) est limpide. Les déplacements réguliers, martiaux, mettent en relief l’horreur de cette organisation, de cette «&amp;nbsp;solution finale ». On ne sort pas une seconde du sujet. L’interprétation des trois comédiens est magistrale. Le terme n’est pas trop fort. Le texte est parfois insoutenable, mais comment ne pas les écouter, eux qui sont vivants.
J’entends bien l’argument qui veut que le théâtre serve à divertir, qu’après tout on sait que ce génocide a eu lieu, et qu’on n’a pas envie d’entendre parler de mise à mort et de destruction. Divertir ou faire diversion&amp;nbsp;? Ce spectacle, indispensable, donne l’espoir de ne pas être, comme dit Philippe Claudel, «&amp;nbsp;à l’image de tous les hommes d’aujourd’hui qui se souviennent de leurs dernières vacances, mais pas des crimes contre l’espèce humaine. Nous ne savons plus où ranger les guerres. Nous manquons de tiroirs. Nous consommons des cadavres par massacres entiers à mesure que les journaux nous les apportent, et puis nous mélangeons, nous touillons&amp;nbsp;: c’est bien plus efficace que la chaux vive.&amp;nbsp;»
Célio-Noël Ménard
&lt;a href=&quot;http://www.lestroiscoups.com/article-11575056.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.lestroiscoups.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Chroniques du Grenier 28/07/07</title>
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    <pubDate>Mon, 30 Jul 2007 20:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Et voilà... c'est finiiiii... talilalalalali... voilà... c'est finiiii... pam pam
pampalalam... oui, je sais... avoir du J.L.Aubert qui s'incruste dans votre
cerveau de bon matin... même en de telles circonstances, c'est mauvais signe...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;si, si (Kimiou pas besoin d'en remettre une couche merki !) je suis farpaitement
d'accord... (remettez les syllabes dans le bon ordre... tout ceci vous appartient
désormais...Parce que je suis en vacanceuuuuuuh!! ) et un peu «&amp;nbsp;Out of the
world... ou OFF&amp;nbsp;» ah ah... moui, bon... suis fatigué... très... la preuve, je
franglise... (du verbe frangliser très connu dans le monde des people... m'enfin,
faut sortir le dimanche jeunes gens!) et je me la pète! Yes! Et alors&amp;nbsp;? J'ai bien le
droit moi aussi... un peu... si... surtout lorsque j'ai le blues... (non, non Jean-
Michel, ne t'inquiètes pas, je ne compte pas te piquer ta guitare... il me reste
tout de même un fond de conscience &lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; )d'ailleurs, avant de piquer quoi que ce
soit à qui que ce soit, mieux vaudrait que je ramène mes fesses au Grenier
prêter la main à l'équipe technique... Oncle Phil, Steve et les loupiots... tous
ceux et celles sans qui les spectacles ne verraient simplement pas le jour et que
personne ne cite jamais nulle part... Question de hiérarchie... comme partout...
il y a ceux qui sont dans la lumière, et il y a ceux qui sont derrière... ceux qui
sont sur scène et ceux qui permettent que le plateau existe... et pourtant nous
sommes tous liés... les organes d'un seul et même corps (grand corps malade
dit-on, non sans raison, en ce moment.) si un sel bout vient à manquer... ou à
dysfonctionner, c'est l'ensemble qui souffre... et je ne saurais l'oublier... ni que
c'est à cette place que j'ai intégré le monde du théâtre professionnel... se
souvenir d'où l'on vient... avoir de la mémoire, c'est ce qui charpente la dignité
d'un homme... la mienne en tout cas...
Le Grenier est sans dessus-dessous... une vraie fourmilière... ou une ruche... ça
court, ça démonte, range, plie, dévisse, charge, crie, rigole, fatigue, transpire,
halète, souffle, grimpe aux échelles... boit un café... fume une clope... peine les
yeux marqués par quatre semaines de folie douce... mais tout ce petit monde est
solidaire... sans même une parole parfois. Un écho fraternel qui se répercute au
travers des salles du Grenier que l'on vide... les camions cul à cul commencent
à se remplir... le rangement s'effectue en fonction des destination, qui à Cholet,
qui au «&amp;nbsp;Manège », qui à Noirmoutiers pour le prochain festival... la scène
disparaît peu à peu pour rendre au lieu sa nudité... la nostalgie guette à l'affût
de la moindre pause... prête à bondir à la première inattention...
Et voilà... c'est fini... au revoir fugace que l'on esquisse à peine... une manière
comme une autre de se protéger... demain il faudra amorcer la «&amp;nbsp;descente »...
reprendre un rythme... réapprendre à vivre ce quotidien fait de calme et de
silence... de lenteur et d'attente... demain sera un autre jour, plus riche qu'hier
de tout ce que nous aurons collecté ici, tous ensemble... et ce n'est pas
rien...Merci, donc, à chacun et à chacune... pour tout...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Festival d’Avignon 2007, année de l’Arménie en France…</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/07/27/Festival-dAvignon-2007-annee-de-lArmenie-en-France</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Jul 2007 12:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Evelyne Barsamian</category>    
    <description>&lt;p&gt;Mes  grands parents paternels venaient de là-bas … mes pas me conduisent tout droit aux spectacles issus de cette mémoire collective.
J’ouvre un livre « histoire de l’Arménie » vieille civilisation, la trace hellène y est partout prégnante. Incontournable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tiens, c’est comme en Avignon…Avignon, la Grèce, l’Arménie…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Sur les rives du Rhône, le théâtre grec est soudain là, polymorphe, arménisé. L’art rejoint l’histoire.
.
Le pathos et le coryphée s’exposent et se développent pour »mémoire de ma mémoire » de Chalian interprété par la Compagnie des loups au grenier à sel, de façon grave,  solennelle et douloureuse, une sombre histoire collective où seules de petites touches nous ramènent au parcours individuel.
La  catharsis exubérante explose de musique, de mouvement et de couleur pour un parcours singulier dans « le concert arménien ou le  proverbe turc » au théâtre des Corps saints avec Gérard Torikian
La transcendance  du masque atteint l’universalité via la transe virevoltante de Balkis Manoukian dans « l’éclat des lucioles » au théâtre des Corps Saints compagnie Et Lounda.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La vieille mémoire du monde est la. L’Arménie  pleure, souvent souffrante, parfois joyeuse, accompagnée du duduk mélancolique. Les traces sanglantes de l’histoire s’imposent. Triste fil rouge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tour à tour épopée antique guerrière dans mémoire de ma mémoire, fortement empreinte de l’âpreté montagneuse  du pays d’Arménie c’est la chasse, la chasse à l’homme dans une vision classique d’un théâtre proche de ses racines hellènes,  sobrement dépouillé, et par là même encore plus violent et cru. Noir et blanc. Nul autre espoir de survie que la trace écrite dans cet univers désespéré. L’alphabet arménien comme transmission et acte de résistance. Survivre. Pathos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Antique encore l’odyssée théâtrale et musicale de Torikian ; fantasque,  Homère s’aventure sur les rivages de l’Euphrate. Ulysse,  après avoir parcouru les îles grecques, nous dépose en Arménie pour une étape supplémentaire (Merci Danièle Mardoyan pour l’avoir soufflé). Du dépouillement implacable on passe au foisonnement loufoque et coloré. Le lourd passé est expurgé en une succession de saynètes  enlevées,  l’histoire familiale et personnelle est là, toutes les facettes de la culture arménienne aussi.
Sans renier le passé douloureux, un espoir de vie,  de pardon se fait jour. L’oppressé relève la tête. De mort-vivant on passe à vivant. Catharsis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soudain, les lumières surgissent de la nuit « c’est l’éclat des lucioles » de la compagnie Et Lounda, le solo de Balkis Manoukian.
Le destin est transcendé, les ponts entre Orient et Occident sont jetés. On sort par une danse spiralée du processus involutif, désespérant qui enfermait. Le masque blanc permet à tout un chacun de se reconnaître ; il est dansé de dos, un nouvel être est ainsi exprimé ; ni d’ici ni d’ailleurs, pas d’hier, ni d’aujourd’hui, peut être de demain. Le centre douloureux de la mémoire se dilate et s’ouvre au monde.  Le poids de l’histoire se fait plus léger, expression artistique contemporaine et traditionnelle se côtoient et l’individu reprend sa place singulière, fils de l’histoire et enfant de la vie, justement proportionné à l’infini de l’univers, à l’intemporalité,  « un éclat de luciole dans la nuit ». Masque arménien. Masque grec. Maschera ?
De la tragédie pathétique, les spectacles du festival nous ont conduits au  voyage initiatique pour aboutir à la transe incantatoire. De collectif, le destin devient singulier pour s’ouvrir enfin à l’universalité de l’art et  la vie.
Evelyne Barsamian 3° Génération.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Merci à la compagnie des loups pour son spectacle en Avignon.</title>
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    <pubDate>Fri, 27 Jul 2007 12:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Arménie</category>
        <category>Evelyne Barsamian</category>    
    <description>&lt;p&gt;Adhérente à l'association Arménienne d'Avignon, j'ai pu un petit peu cotoyer votre travail...
Issue de la 3° génération, d'une mère française et bien inculte en la matière, la force dramatique de votre spectacle dépouillé m'a touchée.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'immense travail de recherche qui l'accompagne et la prestation scénique époustouflante de Jacques Bourdat, ainsi que le travail graphique de la maquilleuse sont vraiment à signaler.
Cependant je m'interroge,&amp;nbsp;:
la mise en scène et tout le travail sur la mémoire, la trace est-il bien lisible pour un spectateur non averti, non armenophile&amp;nbsp;? Pour celui qui ne connait ni l'écriture arménienne ni l'arrière plan culturel&amp;nbsp;? Est-ce bien accessible à tout public dans sa forme et tout un chacun peut-il saisir le message fort et important que vous transmettez&amp;nbsp;?
Il me semble que le parcours historique et collectif est plus mis en exergue que le parcours individuel qui y conduit et y ramène. Le parcours individuel  discrètement évoqué est-il suffisamment présent pour  permettre à tout un chacun de se projeter dans cette grande fresque épique, archétypale&amp;nbsp;?
Voila mes modestes interrogations.
Merci à vous.
Evelyne Barsamian&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/07/27/Merci-a-la-compagnie-des-loups-pour-son-spectacle-en-Avignon#comment-form</comments>
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    <title>Les Chroniques du Grenier 26/07/07</title>
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    <pubDate>Thu, 26 Jul 2007 18:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ah ah! R.Debray n'en rate pas une (je sais, je sais il y en a quelques uns qui sont en train de se demander ce que vient faire R.Debray dans cette galère...)
Mais seulement parce qu'ils auront oublié son jubilatoire essai de 2005 après les performances de Jan Fabre ici même en Avignon.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bref... en attendant, je le redis, R.Debray n'en rate pas une (d'occasion de rentrer dans le chou mou du conformisme de l'époque s'entend... évidemment.) et donc le voici vociférant, à peine didactique, entre les pages du Point, sur la nécessité du Chef chez les français (nous donc... ou assimilés...j'adore ce p'tit « ou assimilés »... non c'est rien&amp;nbsp;: auto-congratulation de circonstances... tout va bien...) de notre nécessité du chef donc... du chefaillon, du grognon, du patron, du père fouettard... du « plus un »...(euh.. pour ceux qui ne suivraient pas... hum, hum...peut-être est-il temps d'arrêter de se curer le nez avec le gros orteil au fond de la classe maintenant?!? hum&amp;nbsp;? Non... parce que nous approchons de la fin des « 100 jours » (si chers au petit Bonaparte!) et que, parmi les bilans à tirer de cette fin de festival(vous voyez bien que je n'ai pas perdu mon chemin!) s'il y en a un qui s'impose, c'est bien celui de la place réservée à la culture que nous défendons tous ici, dans la société française de demain...
Et l'espace de plus en plus restreint laissé par les rédaction des « grands journaux », les hebdo comme les quotidiens est un signe qu'il serait bien idiot ou simplement inconscient , de ne pas mesurer à sa juste valeur... ce qui induit, de fait, l'urgente nécessité de changer notre positionnement un peu préconçu quant à la « véritable » marge de manoeuvre, ou de liberté (ou cette idée de mauvaise foi prétendue qu'on leur prête.) des journalistes des services culturels... Certains d'entre-eux que j'ai rencontré en juin l'avaient évoqué... Ils ne furent pour ainsi dire pas écoutés par les représentants des compagnies qui m'entouraient... deux mois plus tard pourtant il semble difficile de continuer à ne rien vouloir en savoir... tous les échos qui me sont revenus aux oreilles depuis dix jours ne faisant que confirmer l'immense difficulté qu'il y a, désormais, à publier un papier qui ne serait pas « mainstream »(pouak...j'crois j'vais romir...beurk, beurk, beurk!)... sans parler de l'armée d'obscurs stagiaires surexploités lancés dans les travées de festivals pour la modique et glorieuse somme de...0 euro...ou à peu près... Bah, de quoi nous plaignons-nous&amp;nbsp;? Je vous le demande... après tout, l'indépendance de la presse en matière culturelle ça n'a pas temps d'importance...non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, hop, hop, hauts les coeurs compadres... ce soir est un beau soir pour se retrouver et boire... chanter en Choeur/ coeur... et peut-être plus si affinité...(non, non Oncle Phil, je ne parlais pas de ça! M'enfin!! mouhahaha) comme d'amorcer un processus de construction solidaire... le temps où nous en finirons avec la posture du chien de faïence pour retrouver un peu de cette fraternité si belle et si féconde qui seule, à mon humble sens, peut nous donner les moyens de forger les outils de la résistance à la machine de dévastation qui s'est mise en marche...!!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Dans la gueule...</title>
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    <pubDate>Thu, 26 Jul 2007 13:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
        <category>Alain Cofino-Gomez</category>    
    <description>&lt;p&gt;... du loup et en bonne compagnie , j'ai vu la mémoire qui s'offre en spectacle.
par Alain Cofino-Gomez. Dramaturge.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est l'Histoire qui tente de prendre place dans la chaire de l'acteur, une oeuvre de sincérité, ou chaque espace/temps de la représentation est consacré à une profonde intégrité. La parole historique ( le drame Arménien) s'écoule de corps en corps dans un triades qui s'essaye au travail de la transmission. Mais ce qu'il y a a transmettre est de l'ordre de la barbarie. Les victimes et les enfants des victimes se cherchent et se trouvent sur le plateau du théâtre, la voix parvient, touche émeut, révulse et tout cela se fait au bénéfice du sens. Je rêves de ce spectacle qui irait d'école en école, apporter un peu de lumière dans les pages des manuels qui sont oublieux de tant de choses, je rêve d'une autre parole qui aurait elle aussi sa place sur une scène de théâtre, celle des bourreaux... parce qu'il y a la aussi et de façon cruelle et décidé un déficit de  mémoire qui demande à être comblé.
Allez les voir au Grenier à sel en ce moment à Avignon... vous ne le regretterez pas.
Et toc! 
14.7.07 11:48
 
Alain Cofino-Gomez. Dramaturge.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Chroniques du Grenier 25/07/07</title>
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    <pubDate>Wed, 25 Jul 2007 18:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quand bien même ferais-je la sourde oreille que je ne pourrais pas ignorer que le terme est proche... Mon propre stylo à rendu l'âme,exsangue, hier... sec comme un vieux morceau de bois...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;soit que j'ai tracé près de 3kms de lignes, de phrases et de mots depuis le 1er juillet pour en venir à bout... même le carnet dévolu à la rédaction de ces chroniques touche à sa fin. Tout juste s'il me reste la place de consigner nos trois derniers jours ici sur ses feuillets en papier recyclé (ben oui, pas les tracts mais mes carnets le sont, eux, en papier recyclé... pour sauver les arbreuuuuhs... je n'ai même pas vraiment mauvais fond... c'est à désespérer de tout!)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il me semble qu'hier déjà j'évoquais le temps à venir des bilans... ceux que chacun fera pour lui-même, ceux obligatoires aux compagnies pour toucher le reliquat de subventions et déterminer l'avenir du spectacle présenté ici cette année... parfois, pour quelques-unes s'agira-t-il même de prononcer l'oraison funèbre de la structure en elle-même... au moins de façon provisoire parce que, la fatigue aidant, la duperie nécessaire à vivre et à faire se sera étiolée au fil des jours trop longs, des nuits trop courtes, des conflits dérisoires qui auront gonflé comme ces ballons d'enfants que l'on aperçoit parfois flotter au-dessus des têtes, dans les jardins aménagés des grandes cités urbaines  et qui finissent, tout rabougris et fripés, par pendouiller lamentablement dans un coin de leur chambre...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La bataille du papier (certes, cette dernière pourra paraître bien anodine comparée à celle de l'Atlantique... mais seulement pour les ignorants.) reprendra alors, plus véhémente et plus décourageante que jamais pour celles (les compagnies.) dont l'existence ne tient finalement qu'à cette maîtrise technique de la pratique de la langue de l'administration... fussent-elles moins à plaindre que d'autres le temps d'une création, leur arraisonnement n'en reste-t-il pas moins probant? Comme la tentation de la dépendance... cette sorte de corde au cou que l'on se passe soi-même en imaginant tous les arguments(arguties ?) possibles pour justifier ce geste mortifère... l'instinct de survie (et pas de sur-vie, ça c'est sûr, pour le moins!) me dira-t-on... ou la défense de La Culture avec un grand C... comme con...me lanceront quelques autres empêtrés dans un fouillis conceptuel digne des plus gluantes gelées à la menthe qu'on aura dû bouffer (ou faire semblant!) lors de cette fameuse première excursion chez ces chers insulaires flegmatiques et snobs d'outre-Manche (non,décidément ces gens ne savent pas cuisiner!!)...
Est-ce pour autant plus tendancieux que de chercher à plaire coûte que coûte à l'air du temps, comme Molière se résigna à écrire des farces sous la pression quand il ne rêvait que de produire ses tragédies&amp;nbsp;?
Divertir... voilà bien l'autre maître-mot dont on ne saurait nier l'impact croissant dans nos sociétés contemporaines... autre subterfuge pour « dé-penser » en toute quiétude... pour sortir provisoirement la tête de l'eau comme le poisson de son bocal après trop de jours de croupissement... juste le temps de quelques quintes de rire jaune avant de replonger dans la mélasse... de retourner au vide...
Bah... Lard pour lard, autant donner dans le bien gras qui rapporte... sans doute... et puis tout ceci n'est rien d'autre, encore une fois, que le re-surgissement inexorable de cette seule et unique question qui nos occupe: « le lieu de la jouissance » au un par un... là où ça se loge, individu par individu... là où continue de se dire un bout de cette incommensurabilité des êtres parlants que nous sommes... ce point d'achoppement qui permet de résister au concassage, à l'arrasage des têtes... le rouleau compresseur social... la sempiternelle quête de La Solution Une et qui vaudrait pour Tous... pouak, pouak, pouak...(c'est rien, juste une légère nausée.)
Et qui n'épargne aucun milieu, aucune discipline... d'en savoir quelque chose explique peut-être pourquoi je finis par supporter avec tant de tendresse les postures de cabots, les crises d'égo et autres petites paranoïa entre amis... pathétiques ou glorieux, ça n'en reste pas moins autant de tentatives de résistance à la dissolution de son nom dans le gourbis social... et puis, comme le dit un dicton populaire: « si tu te cherches des amis parfaits, c'est que tu ne veux pas d'amis! » alors... dont acte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ps: retrouvez toutes les chroniques sur&amp;nbsp;: http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les chroniques du Grenier 24/07/07</title>
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    <pubDate>Tue, 24 Jul 2007 18:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Comme il y en a toujours au moins un pour tout confondre (si ça n'était qu'un!)je me sens dans l'obligation de préciser le fond de ma pensée... même si de l'équivoque... bref... et d'autant plus par les temps qui courent... ces temps de fin festival où l'on en trouve plus un, ni une qui ne soit sans dessus-dessous...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Donc, ne pas confondre:je ne suis en rien menacé par la dépression! (non, ça, euh...comment vous dire...sans importance...) par contre il arrive effectivement que je fatigue... et ça me rend grognon... très, grognon même parfois...limite posture de combat du poisson-lune (voyez&amp;nbsp;? Non&amp;nbsp;? Personne n'a vu the monde of Nemo ou bien?)
Donc, posture du poisson-lune, tout gonflé avec tout plein de piques partout, ruminant comme un buffle en colère...(le premier qui me dit qu'il voit très bien à quoi je peux ressembler je... humpf!)... tout en grâce et finesse donc...
Mais quitte à être tout à fait honnête, il me faut vous avouer que c'est là un bon prétexte à faire mon petit laïus sur l'importance des mots... de chaque mot que l'on emploie... même si, une fois de plus, ça n'est pas là l'une des premières préoccupation de notre belle époque... au contraire même...
Au point que la première image qui me vient en tête serait plutôt un immense champ de ruines où gisent, entremêlés, les corps décharnés de mots-cadavres évidés de leur sens... pensée vaincue, écrasée sous le poids des concepts  flasques, gélatineux même,  échafaudés de mots creux par des ignares pérorant à qui mieux-mieux depuis la tribune de pacotille que leur élèvent les chantres de la forme et du vide...
Comment ça je parle du IN&amp;nbsp;? non...enfin si, peut-être un peu... mais si ça n'était que de ça...Il faut dire que la fin-fin approchant il va être temps de faire les bilans... de rassembler les bonnes idées entendues ça et là... comme celle de la création d'une école pour les G.P (gentils programmateurs) avec une petite annonce pas racoleuse pour deux sous... genre:
« Si vous ne revendiquez pas la moindre once de culture, que votre maman vous terrifiait, que vous aimez l'argent par dessus tout et avez ce goût précis des choses mal faites, surtout, n'hésitez plus: devenez programmateur!! »
Ou patron de presse... c'est bien aussi, parce que ça n'est pas là non plus qu'on vous demandera de faire preuve de courage... non, non, non... de toute façon c'est d'un démodé ce mot-là: courage... non, j'vous jure...
Mais ne croyez pas que je désespère pour autant... Que nenni... sans doute parce qu'il y a des phrases faites de mots qui me tiennent... comme celle-ci: « Nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer! » (je ne vous ferez pas l'insulte de vous dire de quelle pièce cette phrase est tirée...
Je trouve qu'elle dit assez bien le chemin que je défends... ni celui du cynisme de larves de ce temps, ni celui des bénis oui-oui... juste entre les deux... sans illusion mais plein de détermination... la chasse aux chimères n'a jamais été mon truc... pas plus que celle au Dahu...bref... il y a des colères saines, parfois, et je les revendique!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>En compagnie des Loups, passeurs de mémoire - Presse Océan Grand Ouest 24/07/07</title>
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    <pubDate>Tue, 24 Jul 2007 15:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>La Presse en Parle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les vendéens d'en compagnie des Loups proposent en Avignon une création forte dans le cadre de l'Année de l'Arménie. Avec &quot;mémoire de ma mémoire&quot;, ils réhabilitent le martyr arménien.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le noir leur va si bien. D'après un texte de Gérard Chaliand, la compagnie vendéenne En compagnie des loups propose un formidable travail de mémoire sur le génocide arménien. Dans un silence troublant, des âmes prennent la parole pour dire la terrible souffrance, pour raconter ce dont ils ont été témoins, pour rappeler le vertige de la tragédie arménienne.
&lt;strong&gt;Sans Haine&lt;/strong&gt;
Les trois comédiens d'une formidable justesse explorent ainsi les moindres recoins de ces si sombres années. Portés par un texte d'une force incroyable, ils sont larmes et douleurs, tempête et anéantissement. Portés sur un flot de mots durs, ils sont ces hommes et ces femmes menés à leur mort certaine. Ce très beau travail délivre la mémoire étouffée sous ces poignards acérés qui ont écrit dans le sang l'histoire du premier génocide de XXè siècle. Sans haine ni complaisance, ce grand moment de théâtre contemporain n'expose que des faits, sans juger ni condamner. Il est un formidable et nécessaire travail de deuil.
&lt;strong&gt;Dialogues superposés&lt;/strong&gt;
L'émotion est réelle, les sanglots étranglés coincés dans la nuit des temps s'échappent enfin sous la lumière. Le jeu des acteurs se superpose à cette authentique et si troublante page d'histoire. Il incite à ne pas oublier en levant un coin de voile sur la folie des hommes. Il est aussi l'esquisse d'un espoir, car le fardeau devient cadeau. Une petite pierre ajoutée à l'histoire de l'humanité.
Florence Abélard.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les chroniques du Grenier 23/07/07</title>
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    <pubDate>Mon, 23 Jul 2007 17:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;17ème chronique...déjà... pour entamer notre dernière semaine ici... 5 représentations encore et puis chacun ira rejoindre ses pénates... retrouver son quotidien qui s'est dissout dans la furie de ce festival qui n'en finit pas de se transformer en maxi supermarché...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;je me plais à penser que G.Debord se serait déchaîné sans parvenir tout à fait à exclure la possibilité que tant d'obscénité l'aurait peut-être emmuré dans un mutisme dépressif et sans gloire... ce qui me fait penser à cette théorie&amp;nbsp;? Intuition de C.Mutafian, maître de conférence à la Sorbonne qui suggère que L.A serait le tombeau de l'arménité... comme si, finalement, pire que toutes les oppressions idéologiques, militaires, religieuses ou nationalistes, le shaker consumériste parviendrait seul à réussir la dissolution des noms, des appartenances, des cultures, des particularismes...peut-être même à l'anéantissement des « uns »...plus d'autre distinction que le montant de ses ressources... la taille de sa maison, de sa voiture, la pregnance de son succès... si cette perspective séduit en ce qu'elle semble promettre l'annihilation des menaces communautaires, elle ne saurait manquer de viser jusqu'aux racines de notre appartenance... d'effacer les traces...
« Ce qui n'a pas été consigné n'existe pas. » écrit G.Chaliand... quelle place alors pour la mémoire, quelle chance de survie pour l'arbre sans racine, la maison sans fondation, l'homme sans passé&amp;nbsp;?
Quelle possibilité de se souvenir du chemin parcouru&amp;nbsp;? D'y puiser la force et la fierté de ce qui a été accompli&amp;nbsp;?
Quel intérêt, alors, pour nous tous  de jouer ici, dans ce lieu chargé d'Histoire... entre ses quatre murs de pierres, de chaux et d'âmes(?)&amp;nbsp;? Autant jouer dans un hangar aussi éphémère que le lieu d'exposition de la « Dokumenta »2007. Plus de souci de transmission... plus de nécessité ni de raison de défendre la culture puisque seul vaudra, désormais, l'instant présent... mais non dans la perspective du Carpe Diem qui ne peut s'envisager qu'inscrit dans le temps qui dit la capacité de vivre... nous pourrons bientôt éditer un joli manuel de vie pratique qui deviendrait la nouvelle bible contemporaine... petit traité de savoir-vivre à l'usage de l'homme réduit à un  simple matériau usinable... ou les 1001 manières de jouir juste et instantanément... chant macabre des torrents de pulsions dévastant tout ce qui restera de la condition humaine...
Heureusement que j'ai tout de même eu la bonne idée d'emmener mon fils voir Annabelle Sergent...une presque heure entière de douceur et de rire, de poésie et d'humour légèrement grinçant... je sais désormais où trouver des pommes, que les bonnes vieilles méthodes d 'espionnages sont les meilleures et qu'une mamie, l'air de rien, ça fait du bien... et puis si je dois me recycler, moi, désormais, je ferais pilote d'autocar noir et blanc! Non, non, rien d'autre... ça c'est encore plus super hyper méga chouette qu'ethnologue des lieux interlopes... quoi que j'hésite encore avec tenancier de baraque à frites sur les bords d'une plage déserte...mais non, pilote d'autocar noir et blanc, ça a tout de même plus de gueule&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Chroniques du Grenier 22/07/07</title>
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    <pubDate>Mon, 23 Jul 2007 16:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Aaaaahhhhh... aïeuh... ouille... à tête bobo j'ai la mal beaucoup (remettez les mots dans le bon ordre, supprimez ceux qui sont de trop... faites attention aux mots qui comptent double... ou triple... merci!)(sans bruit si possible...)(et sans ricanement idiot... humpf... non mais...)
Le premier qui me dit que ça ressemble étrangement à dimanche dernier je... non rien... on verra lundi pour les représailles...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En même temps je ne vois pas bien qui pourrait faire des commentaires... parce que nous étions nombreux hier soir dans ce lieu fameux de perdition... Oh la la oui... pleins...
Sauf JCF (John-cannibale-flibustier d'Aquitaine) que j'ai vu se pointer vers 14h, frais comme une rose, fringuant comme un gardon dans son étang, pour déjeuner...
Et pas de SHS (Super-hérisson-sauteur) non plus, puisqu'il s'est lâchement défilé... enfin moi j'dis ça... j'dis rien... et moins encore que nous nous en sommes vexés... non, non, non... quoiqu'un peu peut-être...(non mais j'vous jure, y en a des quand même! Pffffffff)
Mais il y avait les autres, fêtards, joyeux, distillant de la bonne humeur à la tonne, gratos, juste pour la beauté du geste... esprit de corps des équipes du Grenier... administratifs, ouvreuses(pas toutes, certes...) membres des compagnies (non,non, pas de nom, j'ai promis !) même mon administratrice perso à moi rien qu'à moi... si, si... sans ses petits pois sauce piquante histoire d'essayer de passer inaperçue. (mais ça a râté...je l'ai vu, planquée derrière son pilier!! hé hé )
Mais nous étions protégés... veillés par Oncle Phil, souriant, attentif, bref... Oncle Phil quoi...
Des rapports simples, faciles, naturels... comme il faudrait que ce soit plus souvent ( tout le temps faut pas rêver non plus, hein ?... c'est comme de décrocher la lune... on sait bien...)mais lorsque ça arrive c'est si bien... juste à prendre, à vivre, l'air de rien... sans forcer...
Après je suis rentré par les rues désertées avec le petit jour qui se levait sur la ville... un ciel bleu crayeux des petits matins de traîne où l'on va, nonchalant et serein, l'esprit libre de toute préoccupation, goûtant juste ces instants volés... petits bonheurs simples dont je ne saurais jamais me lasser... je le crains...
Lorsque je me suis levé, quelques heures plus tard j'avais juste envie de dire merci à tous ceux et toutes celles qui étaient là hier... et à ceux qui seront là demain... rien de plus, mais rien de moins!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Chroniques du Grenier 21/07/07</title>
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    <pubDate>Sat, 21 Jul 2007 17:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Les chroniques du grenier</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;« Un vent à décorner les boeufs » aurait dit ma grand-mère (et les cocus aurais-je ajouté, mi-goguenard mi-provoc, histoire de la faire bisquer.)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;il n'y a plus qu'à bricoler un p'tit char à voile pour faciliter nos déplacements, et hop, le tour sera joué.
On pourrait même envisager d'organiser une compète inter-lieux... si, si... sans Zitrone ni Guy Lux, certes...et sans vachette... quoi qu'encore... n'importe quel «piche»avec sa monture customizée version pâle tuning des quartier latinos de L.A pourrait faire l'affaire... surtout un samedi soir... non&amp;nbsp;?
Mais si... et puis je suis sûr que ça aurait de la gueule une p'tite compète de fin de festival, crocs sortis, bouches crispées écumant une odieuse ambition originairement désavouée par le milieu (comment ça&amp;nbsp;? Meuh non, meuh non... pas de compèt' entre artistes voyons!! «M'enfin!!» (avec un faux air de Gaston benêt et un vrai scintillement pervers dans le fond de l'oeil torve.).)
Ce genre de pratique ne concerne que les boeufs(tiens... voici nos boeufs du début qui font leur retour!) ou les beaufs... les sportifs...et les cadres sup' des vilaines entreprises capitalistes qui cannibalisent le monde...certainement pas les gens de théâtreuuuh...
Que voulez-vous, je m'en excuse mais je manque d'éducation...à croire même que je n'en ai jamais eu...ma mÔman va avoir honte de moi (encore!)... si, si... aucune retenue ce gars... un vrai goujat...
Oser prétendre que les artistes sont en compèt'... qu'ils lorgnent par dessus l'épaule du voisin, mauvais, prêts à dégueuler plus vite que leurs ombres jugements à l'emporte-pièce et autre insanités acides... non vraiment là... j'exagère... je sais, je sais...
Ce serait comme de prétendre que dans cette époque consumériste la qualité d'un spectacle... ou d'un livre... ne se jaugerait qu'à l'aulne de son succès public... ou qu'au nombre de ses ventes... Ah j'vous jure, y en a qui manquent pas d'air!!
Si ça continue, je vais finir par demander une cure de désintox chez Rockfeller... ou chez Fidel...hum... j'me tâte...
Il faut tout de même que je fasse attention à ce que je raconte parce qu'il paraît qu'ils sont partout... même en Avignon les moines de la pensée unique se seraient répandus... (bon... je dois vous en confesser un ou deux rencontrés ces derniers quinze jours... si...pour de vrai comme disent les petits... des vrais de vrai qui m'ont expliqué doctement que les gens sont des idiots, ignares, stupides, incultes et que par conséquent on ne peut ni ne doit leur faire confiance... que c'est pour ça qu'il faut les diriger d'une main ferme...visser les boulons... et ne leur servir que des choses SIMPLES... surtout... (chuuut... écoutez, vous ne les entendez pas arriver au galop avec leurs gros sabots, ce cher Boileau en étendard&amp;nbsp;? )
« On ne peut pas se payer le luxe de la Liberté » écrivait Skinner, pape du cognitivo-comportementalisme à propos de l'espèce humaine il y a quelques années...
Ben chacun voit midi à sa porte, aurait une fois encore rétorquée ma grand-mère, ce à quoi, avec le temps, je réponds de plus en plus vivement: « certes... mais jusqu'à une certaine limite... exactement là où ces messieurs dames commencent à me pomper l'air... à piétiner mes plates bandes avec leurs vieux « croque-nos »crasseux... »
Bref... conclusion, il est important d'avoir une bonne grand-mère chez soi... c'est ce que je me disais ce matin riant sous cape, l'oeil encore aux trois quarts fermé, le nez dans mon café et le clop pendouillant à mes lèvres... tandis que deux mamies péroraient juste sous ma fenêtre, endimanchées à souhait, sur les petites avanies de l'existence en attendant leur bus...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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