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  <title>Mémoire de ma mémoire - Le spectacle</title>
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  <description>L'actualité de &quot;mémoire de ma mémoire&quot; de Gérard Chaliand, 
Adaptation et mise en scène Frédéric de Rougemont
Collaboration artistique
Séverine Bourguignon
Franck Olivier Laferrère
Avec
Jacques Bourdat, Odile Frédeval, Jean Claude Falet
Le journal de la création en direct. Vos commentaires, vos impressions ....</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 01:31:24 +0100</pubDate>
  <copyright>©encompagniedesloups</copyright>
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    <title>Préambule à un bilan, en guise de conclusion du Festival d'Avignon.</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/09/09/Dernier-billet-preambule-a-un-bilan-en-guise-de-conclusion</link>
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    <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 12:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>L'histoire en est bien simple: un héritier se souvient de ce que ses anciens lui ont transmis de ce qu'ils ont vécu en Arménie pendant le Génocide. Au travers de cette introspection, de cette remémoration, il les convoque et invite l'histoire officielle à cette confrontation vitale, ce combat dont le seul à sortir vainqueur sera celui qui ne se ment pas, qui ne se retourne pas. C'est l'histoire universelle de l'homme face à l'homme. « To be or not, to be » disait Shakespeare.    Avant tout, nous faisons du théâtre. Soyons bien clair sur ce point. Et c'est très excitant, avant d'être un métier d'épreuves difficiles quand le temps de maturation du projet est limité. Du théâtre c'est à dire que nous développons une capacité à entreprendre un projet de façon professionnelle et extrêmement exigeante, en respect de toutes les règles de l'art, du début à la fin de sa production. Du théâtre c'est à dire que nous avons effectué un travail sur l'humain avec des acteurs à qui nous avons essayé d'offrir les meilleures conditions d'épanouissement de leur art, dans les conditions techniques les meilleures que l'on puisse offrir pour les aider dans leurs recherches. Car c'est le premier objectif de notre entreprise, nous sommes des chercheurs, et l'intérêt de notre travail est qu'il n'a pas déjà été fait par d'autres, que ce n'est pas une recette commerciale comme le disait Lee Strasberg. Je suis très fier d'avoir approché grâce à notre équipe cette maîtrise de la production.
Ensuite, l'acteur en question a été plongé dans une tragédie contemporaine, dans la mémoire du génocide Arménien, et la honte, la douleur, sont difficile à imaginer, à vivre, quand on sait par quels souvenirs l'acteur peut passer pour se représenter de tels mots. C'est une des questions de la tragédie. L'épreuve de se rapprocher de la limite de l'être. De se rapprocher de l'impuissance face à la problématique du tragique. C'est paradoxalement un sentiment exaltant et inoubliable que nous avons vécu là. Comme un voyage dans un pays inconnu de tous dont nous rapportons le témoignage au grand jour, car ces acteurs là y sont allé.
Enfin et surtout c'est le travail de l'acteur, tel qu'on ne le voit ni à la télévision, ni au cinématographe, ni sur la plupart des scènes. Ce travail est une concentration, une maîtrise émotionnelle et technique extrême, au delà d'un talent, pour retrouver une réalité de la réalité qui n'est pas la sienne, mais à laquelle il se donne l'objectif de nous faire croire, de nous y faire vivre le moment de la représentation . C'est sur ce point, dans ce fracas assourdissant d'un monde du tout spectacle, que je me permet d'insister, et de dire haut et fort: ces trois acteurs là ont atteint par leur travail un niveau de jeu inégalable et rare.
La scène de « mémoire de ma mémoire » est le lieu souhaité idéal de l'expression de l'acteur en cela elle est vide d'objets qui relativise son jeu. Tout dès lors est permis pour imaginer, mais la tragédie, surtout s'il s'agit d'un génocide comme il en est question dans ce texte majeur de l'histoire de l'Arménie contemporaine, n'est pas imaginable.
L'histoire en est bien simple: un héritier se souvient de ce que ses anciens lui ont transmis de ce qu'ils ont vécu en Arménie pendant le Génocide. Au travers de cette introspection, de cette remémoration, il les convoque et invite l'histoire officielle à cette confrontation vitale, ce combat dont le seul à sortir vainqueur sera celui qui ne se ment pas, qui ne se retourne pas. C'est l'histoire universelle de l'homme face à l'homme. « To be or not, to be » disait Shakespeare.
Dès lors, ce spectacle est ce rêve, dois-je dire un cauchemar, bien qu'il permette à cet être de se construire sur les ruines de sa mémoire enfouie dans le déni, de grimper sur les épaules des anciens et d'y devenir un être de lumière, un être de parole héritier de l'humanité.
Frédéric de Rougemont</description>
    
    
    
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    <title>La cuisine...</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/05/21/La-cuisine</link>
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    <pubDate>Mon, 21 May 2007 15:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
            
    <description>    &lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/1g4FGrzvIZp2CdT4L&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/1g4FGrzvIZp2CdT4L&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x1yxzv_journalistique&quot;&gt;Journalistique&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/encompagniedesloups&quot;&gt;encompagniedesloups&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Mémoire de ma mémoire</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/04/28/Memoire-de-ma-memoire-est</link>
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    <pubDate>Sat, 28 Apr 2007 17:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.les-trois-assis_m.jpg&quot; alt=&quot;les-trois-assis.jpg&quot; /&gt; une petite histoire épique et personnelle de famille
au milieu de la bourrasque arménienne orchestrée par les puissants. Une
histoire de grand-père, d'oncle, l'histoire des anciens, des vieux et de leurs
poussières dorées. Une histoire de nains sur des épaules de géants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« La mémoire de ma mémoire n’est pas ce que j’ai vécu mais ce dont j’ai
hérité. L’écho d’un passé. Elle est la partie immergée de mon histoire. L’amont
nocturne de ma saga. Le caillot que j’avais dans le poing au jour de ma
naissance et dont, enfant, on m’a transmis la tragédie. Et que j’ai voulu
oublier. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la théâtralité est ce qui commence là où s'arrêtent les mots, et si la
tragédie au théâtre est une épopée, un récit plein de cris silencieux et de
larmes rentrées. Si la tragédie est un chemin sur lequel les hommes sont les
objets d'un destin qui les dépasse, alors &amp;quot;Mémoire de ma mémoire&amp;quot; est une
tragédie moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hommes et ces femmes nous racontent comme les Grecs dans la tragédie
classique ce qui s'est passé ailleurs, avant, et comment cela s'est passé sous
leurs yeux, mais comme dans la tragédie, cela ne se passe pas devant nous. Ce
qui se passe devant nous, c'est l'onde de choc, le regard de celui qui écoute,
l'impact. Ce théâtre est un acte, inqualifiable et paradoxal, de l'ordre de
l'indicible et de l'implicite, de souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce théâtre, le moment du jeu est un moment de vie, une vie parallèle
mais bien réelle, avec de vrais acteurs devant nous et qui nous emmènent dans
un monde paradoxal, imaginaire et historique, qui se déroule vraiment sous nos
yeux tout en appartenant au passé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce paradoxe nous évite un jugement sur ce que l'on voit pour accepter
simplement de vivre, pour y croire, se laisser emporter par les propositions,
et écouter ce que les anciens ont à nous dire, ceux que l'on invoque, ces
autres du passé, de ce qui s'est passé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui n'est pas paradoxal: c'est l'émotion qu'on en ressent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gérard Chaliand est ce passeur, verseau de ce flot d'émotions, de lames
brillantes de couteaux, de parfums de cuir et de benjoin, de peau, de larmes,
d'étoffes, de journaux et de musiques. De vie, tout simplement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mémoire de ma mémoire est un travail pour se souvenir que cette histoire a
été vécue par des hommes et des femmes de chair et pas seulement par des
fantômes en noir et blanc. Des fantômes flous et passés, costumés comme des
danseurs traditionnels désuets. Des danseurs traditionnels images de livres
d'histoires dont l’oubli efface les visages, visages de guerriers devenus des
listes de noms sur des monuments et des lignes ingrates dans des rapports
d'experts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle parle d'arménien et de leur mémoire, de leur culture, de leur douleur
et des effluves qui ont construit un homme engagé dans un combat sans relâche
pour écrire la mémoire de sa mémoire et qu'elle ne disparaisse plus jamais. Au
delà, l'universel est maître, c'est lui que l'on touche avec cette ode à la vie
qui reprend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une petite histoire épique et personnelle de famille au milieu de la
bourrasque arménienne orchestrée par les puissants. Une histoire de grand-père,
d'oncle, l'histoire des anciens, des vieux et de leurs poussières dorées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous êtes vous demandé quelle est la part de vous qui repose sur une mémoire
de mémoires ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un kindjal</title>
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    <pubDate>Fri, 13 Apr 2007 11:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;C'est ça &lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.kindj_belt_0_m.jpg&quot; alt=&quot;OLYMPUS DIGITAL CAMERA &quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un kindjal comme j'en manque (!à&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les écrans suite ...</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/04/08/Les-ecrans-suite</link>
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    <pubDate>Sun, 08 Apr 2007 11:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;div STYLE='margin-bottom: 25px; margin-top: 25px'&gt;&lt;div STYLE='width: 320px; text-align: left'&gt;&lt;br /&gt;&lt;span STYLE='margin-top: 0px'&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/Uqf7dGkXKhND2bG9l&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/Uqf7dGkXKhND2bG9l&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x1nnv7_les-ecrans-2&quot;&gt;Les e?crans 2&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/encompagniedesloups&quot;&gt;encompagniedesloups&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Tout vient à point à qui sait attendre...</title>
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    <pubDate>Thu, 05 Apr 2007 11:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Jacques Bourdat</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/attendre.jpg&quot; alt=&quot;attendre&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Je ne suis pas sûr que qui que ce soit
attendait quoi que ce soit, mais il faut bien commencer par un bout, et j'ai
choisi celui-ci. Flûte quoi! Je fais comme je veux! Donc ce billet relatant
quelques impressions sur ce magnifique voyage en compagnie des Loups. Le recul,
nécessaire, éveille l'envie, le besoin plutôt de tapoter le clavier.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Merveilleux voyage, professionnel certes mais avant tout humain qui nous a
permis à nous, la Meute avec la précieuse aide de Denis et de Gérome, d'aller
jusqu'à la fin de la première étape de la création de cette pièce d'orfèvrerie
que tend à devenir «Mémoire...». Pièce d'orfèvrerie bien entendu perfectible
mais il nous reste suffisamment de temps pour tout peaufiner, limer, lustrer.
Merveilleux voyage humain donc, subtile alchimie qui mît en relation des
personnalités aussi diverses et variées que celles réunies durant les semaines
passées. Rencontres étonnantes, détonantes! Présence indispensable de chacun,
complémentarité inouïe et tellement constructive! . Longues discussions devant
le feu où Fred et Franck (FOL pour certains), après quelques passages sous le
BIB, font et refont, précisent et précisent encore ce qui deviendra notre
nourriture du lendemain. Quel bonheur de partager le plateau avec une très
grande Madame Odile (depuis le temps que j'en rêvais). Chaleureux Jean-Claude
(un vrai gamin quand tu te laisses aller!...), toujours là pour souffler: le
texte ou les braises. Désolé pour les mauvais traitements, mais ce n'est pas
moi qui ai fait la distrib. Extrême douceur de Séverine... Délicieux moments
passés «sous le pinceau». A la quasi insouciance du début, loin là-bas, dans
les Landes est venue s'imposer la dure réalité, l'échéance de la captation,
l'objectif: faut qu'ça passe! Le texte, merde, apprends ton texte! Et toujours
la sérénité (apparente du moins) d'un extraordinaire Frédéric qui sait mener
ses troupes avec douceur vers un combat qu'il sait qu'il sera une victoire.
Chapeau Monsieur! Quand on pense que tout cela n'est qu'un début! «On appelle
continuité ce qui délivre les choses de leur torpeur. On appelle changement ce
qui confère une autre forme en les ajustant les une aux autres. Quant à ce qui
les exalte pour les rendre accessibles à tout homme sur la terre c'est ce qu'on
appelle le domaine de l'action» Nous agissons, nous actons. On s'aime et on va
semer (Si j'en entends un qui chante!...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Comment No comment</title>
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    <pubDate>Thu, 05 Apr 2007 05:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
            
    <description>&lt;div style=&quot;margin-bottom: 25px; margin-top: 25px; text-align: left; width: 320px&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;margin-top: 0px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x1mqex_les-ecrans-de-la-memoire&quot;&gt;Les ecrans
de la memoire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Video envoyee par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/encompagniedesloups&quot;&gt;encompagniedesloups&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;Sortir de ces plaques de verre...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Chronique d'une naissance (3) quelques photos supplémentaires</title>
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    <pubDate>Tue, 03 Apr 2007 15:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.pre_-final_m.jpg&quot; alt=&quot;pré-final&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.u_ber_is_back_m.jpg&quot; alt=&quot;Jacques et J-C&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.J-C_s.jpg&quot; alt=&quot;J-C&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Premières images</title>
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    <pubDate>Sat, 31 Mar 2007 12:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/5J3ngdJqy4fmPb9Lz&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x1kztd_les-portes-de-la-memoire&quot;&gt;Les portes
de la memoire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/encompagniedesloups&quot;&gt;encompagniedesloups&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;Entrée en matière ...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Chronique d'une naissance (2)...Entre parenthèses...</title>
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    <pubDate>Sat, 31 Mar 2007 08:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.DSC00567_1_s.jpg&quot; alt=&quot;babouches&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;...Il va bien falloir s'y faire...la
meute s'est disloquée...par force...chacun devant retourner à ses
obligations...pour quelques semaines...quelques mois...jusqu'à Avignon...Je ne
crois pas qu'il y ait des arrachements anodins...moins encore sans doute
lorsqu'on est amené à vivre et à partager des moments aussi intenses...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vivre si serrés, les uns contre les autres...si fortement liés...c'est un
peu de soi qu'on arrache...étrange sensation que d'écrire ces mots depuis mon
nid d'aigle parisien...loin de tous et pourtant si proche...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;un comédien ça ne vit qu'1h30 par jour &amp;quot;me disait Jacques dans le train qui
nous emmenait vers Paris hier matin...sans doute...pourtant c'est bien hors de
cette intensité que nous devrons puiser les ressources nécessaires à
l'existence de &amp;quot;Mémoire de ma mémoire&amp;quot;...là, dans les creux, qu'il faudra se
démener pour que vive cet enfant spectaculaire dont nous portons tous et chacun
un morceau...un bout de la responsabilité de son devenir...tel est le cahier
des charges qui nous lie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'autre visage du combat qu'il faut mener, jour après jour...ne rien
lacher...ne pas céder... ne serait-ce qu'un pouce...évacuant d'un geste le
voile gris du quotidien qui s'avance...monstrueux de banalités et de
lourdeur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne saurais nier que j'écris ces mots comme une formule magique à
l'intention de tous...de moi en premier lieu...pourtant, de doute je n'en ai
pas...non...rien à faire...je sais de quoi nous sommes capable...Je sais que
c'est là que s'érige ce qui nous tient...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était bon de partager un moment tous ensemble au bord de l'océan...aux
pieds des éoliennes...autour d'une table où trônaient ces plateaux de fruits de
mer dévorés avec appêtit et gourmandise, le sourire aux coins des yeux, la
tendresse glissant doucement des lèvres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mousquetaires, ces loups-là, n'ont rien à envier...et vous verrez, je
vous le dis...On en reparlera longtemps...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Chronique d'une naissance (1)</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/30/Chronique-dune-naissance-1</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Mar 2007 22:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.tous_les_trois_1_s.jpg&quot; alt=&quot;tous les trois&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Vous trouverez Ici:
http://ouest.france3.fr/videojt/ dans le 19/20 pays de loire de ce soir un bout
de reportage sur la compagnie et bien évidemment sur son travail en
cours...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Jacques___JC_s.jpg&quot; alt=&quot;Jacques &amp;amp; JC&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; et Là:
http://www.dailymotion.com/encompagniedesloups/video/x1kvhw_memoire1 les
premières images du document que nous avons tourné tout au long de cette
dernière étape...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Chronique de l'étape...</title>
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    <pubDate>Thu, 29 Mar 2007 23:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.DSC00587_s.jpg&quot; alt=&quot;DSC00587.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Difficile de réaliser que nous y
sommes arrivés…que le dernier pas que nous attendions tous autant que nous le
redoutions a été franchi…incomparable intensité de ces heures vécues le ventre
tenu par l’impatience et la crainte…les techniques de chacun pour continuer
d’avancer…les regards captés…les sourires fragiles ébauchés au coin des bouches
crispées…les regards incertains qui vacillent à la moindre anicroche…les rites
presque magiques que chacun s’invente…la nécessité qui s’impose, finalement,
que rien ne soit tout à fait terminé…pour que la course rendue inévitable et la
pression de l’échéance surpassent les peurs, pour que cette petite mort
inéluctable que représente cet achèvement créatif n’advienne pas trop
rapidement…même si rien ne sera jamais clos…même si après la Première, il y a
la deuxième…que nous devons préparer Avignon…qu’il faudra trouver des dates,
des lieux prêts à accueillir la pièce, il n’empêche…impossible de ne pas savoir
qu’il y a là quelque chose d’irrémédiable qui vient de se produire…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Journée étrange lundi…nous sommes restés dans la grande maison…les uns
serrés contre les autres, qui travaillant le texte…qui sur la robe…les
premières images du documentaire…régler les contingences pour qu’elles ne
viennent pas polluer la journée…manger tôt…se coucher tôt…ou presque…il m’a
toujours été impossible de dormir lors de la dernière veillée…sauf à tomber
littéralement…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernière nuit…première bataille…la présence de Gérard Chaliand dans la
salle…la vivacité de son regard…la puissance qui se dégage de l’homme qui aura
su tout traverser…qui aura su s’arracher au déterminisme du drame pour vivre
une vie d’aventures et de combats…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’effervescence du théâtre investi par les petits…une véritable ruche
grouillante, l’installation des caméras…les dizaines de mètres de câble tirés
dans tous les coins…dernière retouche à la robe d’Odile…double incarnation des
pleureuses, gardiennes de la mémoire des souffrances endurées, mais aussi de
l’Histoire…reine aveugle qui broie les vies humaines…dérisoires et fragiles…le
tatouage de Jacques…l’alphabet arménien comme des peintures de guerre…les mots
comme une armure …comme arme ultime pour mener ce combat de résistance à
l’oubli…pour survivre au génocide et à sa négation…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Claude à la croisée des chemins devant s’arracher au poids de
l’Histoire, des larmes des mères…sortir de l’ombre de la figure tutélaire de
l’oncle défendant jusqu ‘au dernier souffle d’Hadjin…tracer sa route…se frayer
un passage dans ce marécage où tant resteront à se complaire…gagner sa vie
d’homme libre…montrer que de déterminisme autre que son propre désir, il n’y a
pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonheur indicible de mener les premiers spectateurs dans la salle…de courir
rejoindre Frédéric à la régie…les premières images sur l’écran de contrôle…la
réaction des petits…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Puissant et dense »…tels auront été les premiers commentaires de
Chaliand…son interview ensuite…après avoir partagé un verre tous ensemble au
fond de « notre » bar…aussi succincte que dense…l’essentiel…juste
l’essentiel…économie des mots…ses yeux plantés dans les miens…ses grosses
pognes d’homme légèrement crispées sur ses genoux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis le retour vers la maison…se retrouver tous ensemble…partager nos
émotions…digues qui lâchent pour quelques heures avant le lendemain…en remettre
un coup, recevoir Marie Pia,, directrice de la scène nationale de La Roche sur
Yon, Sylviane Bulteau, vice-présidente du Conseil Régional…elles aussi
convaincues qu’elles auront eu raison de nous soutenir…obtenir la faveur de
leur interviews après la représentation…les bilans, nous les feront après, plus
tard, lorsque la tension sera retombée, il sera largement temps…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Chronique des jours d'avant...(9)</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/27/Chronique-des-jours-davant9</link>
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    <pubDate>Tue, 27 Mar 2007 21:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Final_m.jpg&quot; alt=&quot;Final.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant-dernier filage avant la Première représentation…dimanche après-midi
gris et froid dans la petite préfecture de province…ville
morte…dépeuplée…seulement nous à marcher dans ses rues silencieuses…vie furtive
et fragile qui résiste à cette idée que l’on peut se faire, parfois, de la
pesanteur des jours…la poisse de ces quotidiens qui se ressemblent tous,
exténuants d’habitudes plombées que rien, jamais, ne parvient véritablement à
bousculer…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je nous observe…et je ne peux m’empêcher de songer que le quotidien des
hommes et femmes d’Arménie devait, pour beaucoup, ressembler à celui-ci, même
rythme immuable et lent, scandé par les saisons, les rites et les
devoirs…jusqu’à ce que débutent les massacres et les déportations…ces temps où
plus rien ne tient vraiment…où la lenteur cède devant la cavalcades des furies
humaines… Ne pas pouvoir m’empêcher de penser à la chance qui est la nôtre, de
faire de nos vies ce à quoi nous voulons qu’elles ressemblent…le décalage comme
résistance…les pas qui s’enchaînent sur le plateau contre la course mécanique
et somnambule des sociétés humaines…ces indispensables carcans dont on ne
saurait prendre le risque de se passer mais qui, en retour, étouffent la
fragile incandescence de ces bouts de bonheur qui deviennent si difficiles à
inventer…dernier jour qui commence dans les rayons de lumière froide d’un
soleil de printemps tout juste naissant…dernière veillée d’armes pour ce
collectif hétéroclite que nous formons…la robe d’Odile et le tatouage de
Jacques sont à terminer, le texte encore et toujours à travailler…je vais
peut-être commencer à monter les 70 minutes prises avec la DV, autre fenêtre
sur le monde qu’il me semble important de garder ouverte…continuer de donner à
entendre et à voir le travail qui s’effectue…ces bouts de liberté qui
s’arrachent à force d’obstination…petit sentier caillouteux le long de la ligne
de risque…notre fil de funambule tendu au-dessus du vide…entre deux
morts…exactement là où affleurent les vies miraculeuses…dans la marche du
temps…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Chronique des jours d'avant...(8)</title>
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    <pubDate>Tue, 27 Mar 2007 20:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Hier, j’écrivais « les gamins du lycée d’Angers »…Il me faut restaurer
la vérité…je me suis emmêlé les neurones à force de cumuler les trajets en
train depuis quinze jours, de modifier les destinations…une fois Nantes, une
fois Angers, d’en oublier jusqu’à l’idée même d’une nuit complète (et je ne
parle même pas là de la sieste… (faut-il être fou pour ne pas faire la sieste…)
)…Bref…la captation est réalisée par la classe audiovisuel du lycée de
Montaigu…leur examen de fin d’année…j’espère qu’ils seront magnifiquement
notés…ils le méritent…tant humainement que professionnellement…le constat
presque systématique de ne trouver de passion simple et d’humilité que dans le
petit peuple de l’ Art…ceux que l’on désigne comme une masse informe…(il y a de
superbes pages chez Jouvet à ce propos, me semble-t-il, sur les techniciens de
l’ombre sans qui rien ne serait possible pourtant)…ce qui me fait penser à
Jérôme, notre régisseur…un amour d’homme dans une carapace de
colosse…d’homme-homme qui ne s’en laisse pas compter…mais sur qui nous, nous
pouvons compter…une longue conversation avec lui hier après-midi…ses
engagements écologistes…son irrépressible nomadisme…les photos de cette maison
qu’il a réalisé seul en quatre années de courage et d’inventivité…un escalier
tout en briques et plâtre…sa mezzanine suspendue…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Lettrine2_m.jpg&quot; alt=&quot;Lettrine2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45 minutes déjà enregistrées hier avec la caméra DV de Frédéric…drôle
d’expérience pour moi que d’essayer de capter des images, de mettre « en
boîte » ces instants de vie que d’ordinaire, je ne sais que retranscrire
avec mes mots…découverte d’un autre langage en quelque sorte…Je tâtonne,
certes, mais je m’amuse beaucoup tout de même…ne serait-ce qu’à tenter de
structurer cette autre parole pour la rendre cohérente, donc lisible…tout ne
sera pas à sauver…pour le moins…mais j’ai déjà quelques séquences dont, si
j’ignore l’ordonnancement final, devraient être bonnes à monter…des tranches de
franches rigolades volées à la pression qui s’installe, avec quelquefois la
prétention de prendre toute la place… Par instants, le texte aux phrases
lourdes et denses de Chaliand devient l’ennemi sur le plateau…rien que de très
normal à deux jours maintenant des échéances…agacements furtifs…colères
rentrées…armes de poing pour envoyer aux ténèbres cette défiance de soi qui
montre crânement le bout de son nez…(chantons-le…ça ira)…je n’ai pas de doute…
Le champ de bataille comme métaphore qui clôt un temps pour en ouvrir un
autre…celui de la vie…le temps des possibles…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Séverine était en plongée hier…dans son bathyscaphe personnel pour en finir
avec les lettrines qui devraient apparaître tout au long du documentaire…le
génie d’y avoir inséré le damier, le poignard et le pinceau…extrême
contemporanéité de son graphisme…(je sais pertinemment qu’elle va rougir de ces
deux phrases, mais c’est ainsi…je peux encore écrire ce que je vois, vis,
entends, ressens, d’autant que je déteste les compliments gratuits…les
privilèges de mon statut particulier…). Cet après-midi ce sera l’avant dernier
filage…je vais m’efforcer d’en extirper les 3 fois 7 minutes les plus propres
possible pour les mettre en ligne…que chacun puisse commencer à se faire une
idée de ce qu’il en est…même de loin…puisqu’il est évident que nous ne faisons
pas ça pour nous seuls… J’écris ces mots porté par la musique du spectacle qui
tourne en boucle sur tous les supports dont je dispose depuis 15 ou 20
jours…une manière d’y être toujours sans doute…une bulle d’émotions toujours
réitérée par cette musique pleine de nostalgie et de force…l’âme sensible d’une
mémoire dont nous sommes, désormais, les dépositaires volontaires…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Chronique des jours d'avant (5)</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/24/Chronique-des-jours-davant-5</link>
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    <pubDate>Sat, 24 Mar 2007 21:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Memoire16_s.jpg&quot; alt=&quot;Memoire16.JPG&quot; /&gt; Pour chacun, désormais, il devient impossible d’ignorer la
proximité des échéances…à peine trois petits jours et nous y serons, première
et captation mêlées…le moment de présenter à Gérard Chaliand ce que nous avons
fait de son legs…comment s’incarne la mémoire de sa mémoire dans l’espace nu du
plateau…par instant, il me semble que l’angoisse qui s’est invitée, je pourrais
la saisir à pleines mains comme les grosses bûches qui alimentent la
cheminée...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour chacun, désormais, il devient impossible d’ignorer la proximité des
échéances…à peine trois petits jours et nous y serons, première et captation
mêlées…le moment de présenter à Gérard Chaliand ce que nous avons fait de son
legs…comment s’incarne la mémoire de sa mémoire dans l’espace nu du plateau…par
instant, il me semble que l’angoisse qui s’est invitée, je pourrais la saisir à
pleines mains comme les grosses bûches qui alimentent la cheminée… Savoir
l’apprivoiser…en faire cet ennemi intime dont on se sert pour avancer encore un
peu plus loin…le marchepied pour atteindre le dernier étage de cette
construction, cette cathédrale de chairs, d’âmes et de mots que nous bâtissons
depuis presque sept mois… Les interviews de l’équipe sont dans la boîte…même
Frédéric a finalement accepté d’y passer…les gamins du lycée d’Angers sont
formidables…précautionneux…gentils…attentifs aux personnes et respectueux du
travail élaboré par Frédéric…le cocon des interviews pensé en résonance avec le
cadre de la scène…même fond…mêmes découpes lumière sur les visages…poser à
chacun les quatre mêmes questions et recueillir ce que chacun y aura
entendu…pas deux réponses identiques…ce que nous pouvions espérer de mieux…des
bouts qui s’enchâssent les uns dans les autres pour tisser le canevas de notre
travail…dessiner le portrait en creux de la scène… A partir d’aujourd’hui, je
prends en main la DV…capter les instants que nous sommes seuls à vivre…hors
monde…et pourtant…comment nier que nous sommes en même temps, plus que jamais,
exactement au cœur, dans les battements du monde ?…là, juste sous la peau de
simulacres…le théâtre nu contre le spectacle...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Apprends la sagesse .....</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/19/</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 21:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Séverine</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Memoire33_s.jpg&quot; alt=&quot;Memoire33.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Après un week-end passé en compagnie des loups&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après un week-end passé en compagnie des loups sur la création de «&amp;nbsp;Mémoire de ma mémoire », j’arrache ces quelques lignes à l’encre noire d’un tatouage délavé par un voyage en train.
Sans doute n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que les mots ne viennent pas, à ce que les phrases restent pétrifiées avant même de s’être retournées. Ma création jusque là était muette. J’avais les livres pour puiser les lettres, une phrase de Mesrop Machtots pour cheminer sur un sentier de sagesse écrit en graphie inconnue. Mon expérience pour «&amp;nbsp;Mémoire de ma mémoire&amp;nbsp;» ne s’est pas construite de mots ou de sons mais de traces. J’ai découvert l’Arménie en langue des signes. Le texte, la musique, ce sont Odile, Frédéric, Jacques, Franck, Jean-Claude qui les ont mis, qui me les ont transmis et je ne les ai pas compris tout de suite. J’étais dans la sensation. Celle d’apprendre à lire une histoire que je ne connaissais pas dans la chair d’un autre. Son bras, son visage, son dos deviennent le berceau d’une culture. Une inscription sur un corps comme on grave une stèle. Un pinceau pour mémoire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les voix se font entendre, les graves se solidifient.</title>
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    <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 21:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Memoire20_s.jpg&quot; alt=&quot;Memoire20.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le deuxième étage commence à se
parfumer des essences de l'arménie, de l'encre, du papier journal et des
lumières d'acier.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le deuxième étage commence à se parfumer des essences de l'arménie, de
l'encre, du papier journal et des lumières d'acier. Les voix se font entendre,
les graves se solidifient. La petitesse de &amp;quot;Moi&amp;quot; est touchante. Séverine a
réalisé les premiers tatouages sur le corps de Jacques, qui petit à petit se
transforme. Il mue. Un être s'éveille, redoutable, figure du père, du
grand-père, fort et faible comme l'homme. Le dos est la colonne vertébrale du
spectacle. &amp;quot;Apprends la sagesse&amp;quot;. Les effets de l'encre sont presque immédiats
et apparemment sans douleur. Mais pas sans effet. Surtout sur Séverine qui nous
parle de la différence essentielle d'avec une toile en coton enduit... ni
chaude, ni douce. Elle travaille déjà avec les crânes de souris, au travers des
pelotes de réjection des chouettes de la grange de la Vrignaudière, pourvu
qu'elle ne décide pas de peindre exclusivement et définitivement sur de la peau
humaine ! Il n'en est pas de même avec la décoloration des cheveux et de
la moustache. Cinq heures dans une officine Ardéchoise spécialisée dans cette
modification profonde de personnalité, d'effacement progressif de soi, de
transformation en un autre. Jacques me fait penser à Blade Runner, le sublime
Rudger Hauer. Il nous manque cruellement un Kindjal, un pantalon de commandant
et les bottes souples Arméniennes pour habiller ce nouvel être qui nous
accompagne. Chaque déplacement à un sens, chaque regard, chaque position de
l'un par rapport à l'autre est une sensation autant qu'une information, pour
qui veut l'entendre. Aucune importance de comprendre, juste voyager, comme au
théâtre, sans réfléchir, et puis sortir porté et instruit par la parole de
Gérard Chaliand. Mais pour arriver là, chaque respiration doit être réfléchie
et répétée, une sorte de parcours comme le livre des morts tibétain, où chaque
entité rencontrée sur la route de la libération tant attendue, chaque état
d'être croisé, senti, frôlé, sur le chemin, comme l'air que l'on respire, nous
ouvre la porte suivante, ou nous renvoie inéluctablement à la renaissance, au
recommencement inexorable et cyclique. Ptoléméen... Lucifer n'est pas un rôle
facile. Sur le plateau la lumière est une amie, les VL 100 ARC ERS sont
vraiment de magnifiques machines, 575HMI redoutables et tranchants, mes lames à
moi... pour leurs larmes. Comme des couteaux, les faisceaux découpent l'espace
et les corps et composent un univers en noir et blanc, d'acier, de DCA, et de
rotatives. La Sabre, la bien nommée, est une console très rapide, familière,
une sorte de clavier musical, un manche de guitare qu'on joue les yeux fermés,
entier à la sensation des doigts sur les cordes et le bois... Odile est
incroyable. Elle forme avec Jacques un des plus troublant couple de Théâtre. Un
couple dont on sent qu'aucun texte ne leur résistera, et qu'aucun texte à la
hauteur de leur art n'a encore été écrit. Odile, comme une reine tragique,
incarne le rôle le plus difficile que je connaisse: l'histoire. Aveugle,
habillée de journaux, elle trace sur scène les diagonales du fou, du cheval, de
la partie d'échec annoncée que la vie va gagner, fragile, comme l'eau quand
elle épouse les recoins les plus cachés de la matière. C'est authentiquement
une tragédiene classique, dans le sens le plus moderne de cette noton, et dans
le plus proche de la tradition. Etre Hier, aujourd'hui, et demain à la fois. Un
acteur en somme. Jean Claude apprivoise tout doucement le drôle de ton que son
personnage en mutation constante oblige. Ne pas jouer, ne finir la pensée qu'à
la fin de la phrase dite. ne pas savoir son texte, puisque la parole s'invente
au fur et à mesure de la pensée, et connaître son texte au rasoir, sans aucune
hésitation, automate... semble être une prouesse technique. Ne surtout pas
trouver de ressemblance avec quoi que ce soit d'autre. Ecouter, recevoir, c'est
difficile de recevoir, et de ne donner que l'essentiel, le minimum,
l'irréductible. Et de recommencer à chaque filage. La captation avance. J'aime
beaucoup l'équipe. Nous allons commencer cette semaine. Je vous en reparlerai.
Bises. Frédéric&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Chronique des jours d'avant...(1)</title>
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    <pubDate>Sun, 18 Mar 2007 01:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.SP_A0219_s.jpg&quot; alt=&quot;SP_A0219.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(travail effectué par Séverine Bourguignon )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une nuit courte. Une de plus…pas la dernière de ces prochaines
semaines, c’est certain. Quelques heures à peine et ce besoin de m’extirper du
lit pour aller humer la vie qui s’éveille dans ce bout de campagne vendéenne où
nous sommes tous réunis pour franchir cette ultime étape. Marcher doucement
dans la maison encore endormie, faire du café, ranimer le feu dans la grande
cheminée en attendant que les autres s’éveillent un à un. Le sommeil encore
accroché aux paupières…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Besoin de ce silence pour chroniquer ces bouts de vie intenses. Pour noter
ce qui s’est imprimé dans le fond de ma rétine en les voyant sur scène tous les
trois hier. Les mots de G.Chaliand incarnés par chacun d’eux…La furie noble de
Jacques…sa puissance…La fragilité de Jean-Claude…Le formidable contraste qu’ils
donnent à voir l’un et l’autre face à face sur cette scène encore nue, habillée
de leurs seules présences…emplie jusqu’aux limites de l’explosion par moment de
leurs seules incarnations du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images qui s’imposent…Odile est déjà cette reine implacable et belle qui
surplombe les débats et renvoie chaque homme à la misère de sa propre nuit…Ils
sont ses enfants…Ses jouets auxquels, irrémédiablement elle semble imprimer le
chemin…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accessoires ne sont pas encore là, et pourtant…pas le moindre doute n’a
pu se frayer de chemin jusqu’à moi, hier, en les regardant évoluer sur le
plateau…malgré leurs doutes (ils en ont d’ailleurs moins qu’ils ne le
croient.)…Bien que le texte accroche encore parfois…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force de ce propos où tout semblerait indiquer que pour Jean-Claude il
n’y a pas d’autre issue que de se soumettre…et pourtant…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choc pour Séverine qui s’est efforcée de rester totalement vierge de
toute information jusque-là…le tourbillon qui vous prend et auquel il n’y a pas
moyen d’échapper…tourner avec eux jusqu’au bout…toute résistance semblant vaine
si ce n’est de fuir le champ de bataille…de quitter la salle en courant sans
demander son reste…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendresse qui s’impose à les sentir si fragiles et si forts à la fois…Une
autre journée qui commence, pleine de promesses et de doutes…pleine de
rires…pleine de grâce sans doute aussi…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poscriptum… : penser à présenter Mlle J. à A. …les deux feront la
paire…pas sûr sûr que nous y trouvions tous le repos…mais pas de doute non plus
qu’ils repousseront à eux seuls de leurs éclats de rire lumineux toute velléité
de cette sorte de morosité mécanique qui s’installe, parfois, lorsque la
tension monte et que les corps s’usent inexorablement au fil des jours de
travail…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Nous avons été selectionnés pour représenter la région Pays de la Loire au Festival d'Avignon 2007, au Grenier à sel, à 20h</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/20/Nous-avons-ete-selectionnes-pour-representer-la-region-pays-de-la-loire-au-Festival-dAvignon-2007-au-Grenier-a-sel-a-20h</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Feb 2007 12:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Nous avons été sélectionnés pour représenter la région Pays de la Loire au
Festival d'Avignon 2007, au Grenier à sel, à 20h. C'est une extraordinairement
bonne nouvelle... Nous y créerons le spectacle. J'adore ce lieu. Nous y avions
créé &amp;quot;Jugement&amp;quot; de Barry Collins avec Jacques Bourdat l'an dernier, et joué
&amp;quot;L'Autre Guerre&amp;quot; d'Elsa Solal avec Odile Frédeval.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Batif et Franck viennent le 1 Mars pour voir une étape de travail à
Parentis. J'ai hâte de voir leurs regards, leurs mouvements, la forme de leurs
phrases, pour savoir ce qu'ils ne diront bien que dans le silence. La captation
du documentaire devra probablement prendre cette forme. Savoir capter
l'indiscible, avant la phrase que l'on ne réussit jamais à dire vraiment pour
commenter le théâtre. Un regard sur l'idée en train de germer, sur le théâtre
en train de se prolonger chez les spectateurs. Pas ces mots tous faits et
réfléchis, non, plutôt ceux qui sortent d'eux-même et que l'on ne comprend pas
tout à fait en entier. Pas ces regards ou ces sourires courtisant, non, mais
ceux qui sont irrépréhensibles et que souvent on découvre bien des minutes plus
tard, les joues soudain trop contractées pour marcher dans la rue. Je ne sais
pas encore comment tout cela va finir, tant les incertitudes sont grandes quand
aux financement de notre travail. J'ai la possibilité de payer les acteurs,
c'est le principal, mais ce n'est pas suffisant. Mémoire de ma mémoire demande
des costumes, un espace, un travail précis de documents tant musicaux et
liturgiques que légendaires, mythologiques ou historiques. La communication va
être fragile, les gens ont tellement peur du théâtre. J'ai l'impression
cependant que l'histoire que l'on leur propose est excitante. Cet homme qui se
construit devant nous est un peu légendaire. Comme Machtots qui vit l'écriture
arménienne en rêve, &amp;quot;Moi&amp;quot; voit un peu de l'avenir du peuple Arménien. Celui qui
consiste à se reconstruire ailleurs que dans la plainte et la victimisation.
C'est universel. C'est un sacré coup de main, quand on comprend le message de
l'intérieur. Parentis le 20026007&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Deuxième semaine de résidence</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/20/Deuxieme-semaine-de-residence</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Feb 2007 11:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Le spectacle</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Denis Roche, du service culturel de la mairie, nous propose des liens avec
les Parentissois et nous les tissons avec beaucoup de plaisir. Nous avons
partagés des moments très agréables avec les gens d'ici.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Denis Roche, du service culturel de la mairie, nous propose des liens avec
les Parentissois et nous les tissons avec beaucoup de plaisir. Nous avons
partagés des moments très agréables avec les gens d'ici. Jacques et Odile sont
allé dans des classes pour initier au théâtre ou prolonger les travaux déjà en
cours avec les professeurs. Une classe de CE2 très attachante travaille sur un
marché où l'argent est remplacé par des sourires. Les collégiens, des classes
de 5ème et de 4ème ont dans leur planning un moment de théâtre qui leur permet
d'explorer cette discipline et ses attraits. Les lycéens des options théâtre au
BAC travaillent sur un texte magnifique et complexe de Patrice Kerman, Je suis
allé les rencontrer avec Jacques et Odile. Nous avons tenté de leur faire
partager nos premières pistes de travail, les veines que l'on creuse sans
savoir où elles nous mènent encore. L'idée que l'ennemi de chercher; c'est
trouver, bien que cela en soit un des moteurs. Le théâtre est un peu, dans
cette étape, comme le plaisir charnel. Il se dégage de ces élèves déjà grands
une force très instable mais qui canalisée semble pouvoir conquérir le monde.
Les regards sont entiers et très ouverts, très frais, ils ne se protègent pas
encore trop, mais se mordent volontiers. Nous avons fait une première lecture
du texte à la bibliothèque devant quelques Parentissois, et un monsieur
d'origine arménienne qui a vu l'info dans le journal et s'est déplacé pour ne
pas rater l'occasion. Il nous a dit à quel point ces mots si violents étaient
les mots justes. La municipalité doit construire un théâtre et j'ai été convié
avec Jean Claude à intervenir pour donner l'avis des utilisateurs sur le
projet. Architecte, scénographe, acousticien, élus et techniciens étaient
présents pour une étape de confirmation des options choisies. Le lieu va être
superbe. Ni trop petit ni trop grand, avec une salle de répétition sobre mais
confortable, une salle pratique, large et pas trop alourdie de métaux de
panneaux et de plâtres qui entravent souvent la cage de scène pour des raisons
que les machinistes ignorent mais que les commerçants justifient à grands coups
de courbes. Encore un arraisonnement par la technique, que les compagnons que
sont les ouvriers du théâtre n'arrivent plus à maîtriser, tant ils ne sont pas
conviés à ces réunions préparatoires, façonnage de leur outil. Il faut savoir
que dans la majorité des cas, aucune, ou très rarement, des personnes qui
fabriquent les théâtres ne sont des gens de théâtre. Merci infiniment à la
mairie de Parentis de cette démarche. Cela donne l'impression d'être un peu à
la maison dans ce théâtre en papier. Denis nous accompagne dans ce voyage avec
l'hospitalité d'un arménien, qu'il n'est pourtant pas!!! A suivre. Parentis le
20026007&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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