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  <title>Mémoire de ma mémoire - Humeur</title>
  <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/</link>
  <description>L'actualité de &quot;mémoire de ma mémoire&quot; de Gérard Chaliand, 
Adaptation et mise en scène Frédéric de Rougemont
Collaboration artistique
Séverine Bourguignon
Franck Olivier Laferrère
Avec
Jacques Bourdat, Odile Frédeval, Jean Claude Falet
Le journal de la création en direct. Vos commentaires, vos impressions ....</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 05:45:47 +0100</pubDate>
  <copyright>©encompagniedesloups</copyright>
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    <title>Mémoire d'Avignon</title>
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    <pubDate>Sat, 07 Jul 2007 16:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
            
    <description>&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://6.upload.dailymotion.com/swf/Zn1iVRBl1rDGhhryB&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://6.upload.dailymotion.com/video/x2h3yd_avidiapo1&quot;&gt;Avi-diapo(1)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://6.upload.dailymotion.com/Cid-Errant&quot;&gt;Cid-Errant&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nous voilà Adamiés</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/06/02/Nous-voila-Adamies</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Jun 2007 11:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je suis très fier et très heureux parce que nous allons pouvoir épingler sur nos documents le petit losange rouge tant attendu: le logo de l'ADAMI.&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Adami_Logo_baseline_s.jpg&quot; alt=&quot;ADAMI&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous avons reçu l'approbation de la commission du 30 Mai. Après un combat de plusieurs mois pour rassembler les éléments et surtout l'architecture financière et administrative que réclame ouvertement ou implicitement ce dossier.
En effet, l'ADAMI est une force d'organisation culturelle exemplaire, à mon sens. Un partenaire d'aide à la création de spectacle solide et référant. A la fois un support financier et une voie d'éducation aux bonnes manières quand au droit du travail ou la défense des interprêtes.
C'est le seul organisme que je connaisse qui défende réellement les acteurs, quand à leur contrat, leur rémunération pour ne citer que cela, auprès de leur employeurs, au moment le plus adéquat, à la faisabilité financière du projet.
Ils tiennent les cordons de la bourse, serrent fort et ne lâchent que si tu respecte les régles. Pas mal non ?!!!
Des professionnels donc, de tous bords, décident à l'échelle nationale de ne répartir des droits assez conséquents que si les conditions syndicales, entre autres obligations de financements, sont respectées. Dans un monde culturel où le simple respect des droits du travail sont laissé aux batiments de pierre, quand la plupart des compagnies mélangent allègrement combat &quot;de gauche&quot; et irrespect total de ce que d'autres ont acquis en 36 au prix de leur sang, c'est un filtre redoutable autant qu'un engagement militant.
Devrais-je dire force d'administration culturelle pour faire plaisir à Franck et enfin dévoiler les dessous - très chics- de ce billet?
ET oui cette administration est un des rares institutions qui inflige à ses récipiendaires l'exigence du respect des conventions collectives, comme le paiement des comédiens pendant les répétitions, le nombre de représentations et de répétitions minimum pour un projet etc etc.. Sans concession. Il n'y a aucune autre institutions, que je sache, qui s'insère à ce point au creux de la création théâtrale. Ses commissions sont celles de professionnels du spectacle, comédiens, administrateurs etc, élus par la profession et souverains.
Il sélectionnent les candidats sur un dossier mélant artistique et finance, innovation et tradition, un peu comme de vrais experts... appellation qu'ils ne se donnent pas, et heureusement, on pourrait confondre et par là comparer.
Ce serait dommage. Surtout pour les experts.
Eh oui!
Parce que quand les uns m'ont dit: c'est trop compliqué pour vous. Et hop t'es pas dans la tour d'ivoire, va chômer...
Les autres m'ont pris la main et indiqué un chemin possible. Appris à pêcher.
A Avignon il y aura un lieu de l'ADAMI, avec la liste des 40 spectacles &quot;Adamié&quot; sur les 900 présents, un catalogue dans le catalogue, un tri par la case cochée et le respect des règles.
Et nous en sommes très heureux.
Et pourtant l'ADAMI fait ce que nous serions en droit d'attendre de la DRAC.
Nos pairs sont passé de la réflexion sur une politique culturelle à la &quot;simple&quot; répartition de droits.
Les experts ne sont plus où nous les attendions.
Dans l'avenir, il semble que le levier de l'ADAMI soit le plus solide. C'est troublant. C'est à la fois dérangeant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>LES BEAUX FOUS DE LA MÉMOIRE...</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/05/06/LES-BEAUX-FOUS-DE-LA-MEMOIRE</link>
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    <pubDate>Sun, 06 May 2007 11:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Beaufou_s.jpg&quot; alt=&quot;Beaufou&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; les jours passent et ne se ressemblent
pas...Nous continuons d'avancer, pas à pas, entretenant de proche en proche ce
fil de la création qui nous lie les uns aux autres aussi surement que
l'Amour...N'en est-ce pas, du reste, de l'Amour ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;À l'effervescence des jours de création pure, de l'acte scénique en lui-même
a succédé le travail des fourmis ouvrières, la longue(et parfois fastidieuse.)
entreprise d'organisation d'Avignon, la réflexion et la mise en branle d'une
stratégie de communication digne de ce nom et sans laquelle, de nos jours, rien
n'est possible...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut bien s'y coller...jour après jour imaginer les tactiques, cibler les
lieux, les personnes, les organismes aussi divers que variés qui régissent
l'espace de visibilité étroit imparti aux arts de la scène...appeler,écrire-par
voie postale et électronique-téléphoner, chercher à rencontrer...encore et
encore...les échéances approchent, même s'il reste difficile de se convaincre
de l'urgence tant tout cela, optusément, continue à prendre le masque du
dérisoire...tout au moins dans ce comparatif (auquel nous ne saurions plus que
les autres échapper.) avec l'écriture et la scène...re-surgissement permanent
de la question administrative dans le geste de la création...l'épure ne devient
possible qu'à condition, en préalable, d'avoir trouver comment se loger,
comment payer les affiches et les flyers, parce que nous aurons su avertir le
public de notre présence en tel lieu, à telles dates...de la lourdeur de ces
jours-là...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pensais à ça, malgré moi, la dernière fois que j'ai pris le train pour
rejoindre Frédéric à Nantes...je voyais défiler les paysages, vissé sur
l'inconfortable tabouret du bar où je passe l'intégralité de mes voyages, mes
petits carnets ouverts devant moi, la musique du spectacle dans les
oreilles...faire vivre cette création...Que l'information parvienne jusqu'au
public, quoi qu'il en pense par la suite, mais qu'il sache au moins que ça
existe...que ce sera là, à sa disposition, libre à lui d'y venir ou non, mais
qu'il le sache...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes retrouvés pour peaufiner le docummentaire réalisé avec la
classe de BTS du lycée de Montaigu...ils étaient là, tous, Marion, Thomas,
Thibault, Anna, Émeline...une pierre de plus à rajouter dans la besace de ce
bonheur à vivre ce que nous avons envie de vivre, à partager avec eux, qui en
sont encore à se donner les moyens de vivre une vie qui leur ressemble...des
sourires qui s'échangent, du désir qui se partage...pour au final un travail de
grande qualité...un outil supplémentaire pour faire passer notre message...le
rôle peut-être plus fondamental que jamais que peut et doit jouer le théâtre
dans la transmission de la mémoire, cette capacité unique de donner à vivre une
expérience...les mots entrecroisés de tous ceux qui ont accepté de se prêter au
jeu des entretiens pour composer une mosaïque riche et passionnante, un autre
levier, un complément à la scène...ou l'idée que je me fais de la bonne
utilisation de la technologie au service de l'homme...&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
                                                         
                                         L'histoire continue...
&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
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    <title>PROMENEZ-VOUS, DANS LES BOIS, PENDANT QUE LES LOUPS...</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/04/13/PROMENEZ-VOUS-DANS-LES-BOIS-PENDANT-QUE-LES-LOUPS</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Apr 2007 09:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.Jc-Odile_dans_la_lumie_re_m.jpg&quot; alt=&quot;dans la lumière&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Sont...en
partie égarés à Paris à travailler sur le découpage des interviews du
documentaire (ce ne fût pas rien de revoir et de réentendre chacun...une
souffrance certes vite dépassée, mais une souffrance tout de même de devoir
trancher parmi ces longs et sensibles développements)...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tandis que d'autres...repeignent leur piscine (et bien oui, il y a des loups
nageurs (ou bulleurs, hein, on n'sait pas trop) montent un spectacle en pays de
mousquetaires dans la douceur de leur &amp;quot;belle étoile&amp;quot;, donnent des formations,
tondent leur pelouse (ah, non, pas ça...ah ah) recherchent désepérement le
Kinjal perdu (euh, si quelqu'un avait une piste...ne serait-ce qu'un
début...hum ? non ?) continuent hardiment la promotion (attaques
commandos, happening, lâchés de tracts comme aux heures glorieuses de la
contre-propagande (si, si, rien de moins) illuminent de leur savoir-faire
quelque printemps musical et festif (limite au péril de leur vie, on ne se rend
pas toujours compte de la vie d'aventure que mènent les loups...au rencart
Indiana Jones et autres demi-héros cinématographique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref...les loups ne chôment pas...que neni messieurs dames...ils
travaillent, ils avancent...lucides et solidaires...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Forceps ? Vous avez dit forceps ?</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/04/05/Forceps-Vous-avez-dit-forceps</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Apr 2007 00:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/Memoire5.JPG&quot; alt=&quot;Memoire5.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; À regarder le garçon moitié hilare, juste
là, on pourrait croire que la création théâtrale aujourd'hui, est une
sinécure...d'autant que, Taquin, dans l'une des prochaines vidéos qui devraient
être diffusées ici, j'en rajoute même une couche...laissant croire à loisir que
finalement,décider de faire du théâtre sa profession, c'est tout comme voguer
sur une mer d'huile, buller dans un champ de pâquerettes au printemps ou même
plus benoîtement, faire le tour de France depuis le canapé de son salon...sauf
que...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si je n'irai pas jusqu'à avouer quelques mensonges éhontés...non...seulement
quelques omissions peut-être...et encore...sous la torture...Peut-être
pourrais-je faire appel à toute votre imagination pour dresser le portrait
immédiat de notre homme joyeux et léger qui semble baigner dans une sérénité
sans nuage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez, tentons d'imaginer ce qu'il peut y avoir après, avant,
autour...commençons si vous le voulez bien par repeindre ses traits à la bombe
sombre...de les épuiser littéralement...de lui laisser pour tout horizon que
des dizaines de lignes de chiffres, des tonnes de feuillets plus absurdes les
uns que les autres...des délais quasi intenables...et de la contradiction en
pagaille...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez vu ? déjà de son regard s'est absentée la lumière du
début...ses joues sont maintenant creusées au couteau, les cernes en pyramide
se dressent jusqu'à son sourire pour le dissimuler...de lui bientôt nous ne
verrons plus qu'un bout de main dépasser du monceau, que dis-je,de l'EVEREST de
papiers administratifs qui s'est accumulé, l'air de rien, sur son
bureau...doucement il est englouti...de sa jolie voix claire on ne perçoit plus
désormais qu'un imperceptible filet...tout juste un râle...Il se meurt mesdames
et messieurs...oui, oui, là, juste sous nos yeux ébahis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute à qui me direz-vous ? Qui sont donc ces méchantes gens qui
veulent le voir périr ? personne...comme Ulysse avec son cyclope...les
mâlins auront su diluer à ce point leurs noms, en ont-ils jamais eu, on est en
droit de se le demander, eux qui n'ont pour seul corps que des chiffres et des
règlementation...que nul ne peut plus les identifier...les nommer, donc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais encore...qu'à cela ne tienne me direz-vous...un homme averti en vaut
deux (au moins)...oui, c'est vrai...dans l'absolu sans doute...ce serait même
d'autant plus vrai s'il n'avait à faire, cet homme, à la contradiction...parce
qu'après tout, le fond de la question n'est pas si obscur...demander une
subvention pourrait se résumer ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-&amp;quot;Bonjour madame, bonjour monsieur, directeur de la compagnie de théâtre x,
et désireux de créer le projet y, j'aurais souhaité savoir si vous seriez prêt
à m'accorder quelque argent...oui, non ?&amp;quot; et hop...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien non, parce que figurez-vous que les administrations, comme de
frileuses jouvencelles effarouchées, persuadées qu'elles sont que tout ce qu'il
peut exister de pire dans l'espèce d'homme-théâtreux veut s'en prendre à leur
dote (trésor faramineux plus convoité, à les en croire, que celui de barbe
noire)...et que par conséquent, avant même que l'on puisse envisager, ne
serait-ce que de leur effleurer la tendre peau de leur cul d'un savoureux
baiser, vous étouffent sous une panoplie de contrats, formulaires, demandes et
contre-demandes que seul Kafka aura su imaginer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà donc notre homme joyeux au sourire aérien au bord de l'asphyxie...je
vous en prie mesdames et messieurs, ne laissez point cet homme magnifique se
désècher complètement sur le seuil du 29ème bureau du 147ème bâtiment du 12ème
district bis de la voie sans retour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;déposez-lui ne serait-ce qu'un mot...presque rien...la preuve qu'à
l'humanité tout entière il n'est pas encore perdu...dites-lui donc que nous
l'aimons, que vous l'aimez, et qu'à défaut d'Ariane nous avons laissé derrière
lui ce fil de l'amitié qui le guidera hors du labyrinthe maudit!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Des ailes ...</title>
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    <pubDate>Mon, 02 Apr 2007 10:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.DSC00687_m.jpg&quot; alt=&quot;DSC00687.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Cette semaine nous a donné des
ailes. Encore quelques jours et le documentaire sera en montage. Je ne sais
toujours pas quoi faire de la captation. DVD, pas DVD ? Nous avons reçu le
label de &amp;quot;l'année de l'arménie&amp;quot; par Culture France. La région Pays de la Loire
nous suit puissament. FR3 a fait des images très élogieuses et justes. Tout
cela n'est pas du théâtre ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Interressant de chercher à savoir s'il s'agit de ne travailler que sur
scène. Nous devons chercher à être présent partout ailleurs. Les images sont à
notre disposition, comme les mots des blog. De quoi faire bondir les
puristes... pas vous?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>A cet endroit, on pourrait énoncer quelques bases de l'écrasement de la culture par la langue administrative</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/17/A-cet-endroit-on-pourrait-enoncer-quelques-bases-de-lecrasement-de-la-culture-par-la-langue-adminstrative</link>
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    <pubDate>Sat, 17 Mar 2007 23:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ici, pour que le culture ne soit pas un commerce, l'artiste doit devenir
administrateur.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.SP_A0220_m.jpg&quot; alt=&quot;SP_A0220.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;A cet endroit, on pourrait énoncer
quelques bases de l'écrasement de la culture par la langue administrative. Ou
pire encore de l'écrasement de nos compagnies théâtrales par les
administratifs. En vingt ans, je n'ai vu que disparition de métiers, d'ouvrier
et de savoirs faire dans les théâtres, de lieux de fabrication, de menuiseries,
d'entrepôts mémoire des lieux, de trucs et d'astuces de machinistes, de
cintriers magiciens, de cavernes remplies d'accessoires, de mobiliers de bouts
de décors, donc de rêves, au profit de bureaux aseptisés et d'administrateurs
muselés par leur propre administration, comptables des compagnies, tricheurs
des assedics et tristes de l'être. Pas très résistants ? Là n'est
probablement pas la question, ce serait trop facile de jetter la pierre. Disons
plutôt que c'est une belle invention que d'insérer un maillon fusible et de le
nommer comme responsable, quand il est sans autre pouvoir que de suivre les
souhaits du groupe ou celui des financiers. Quand un directeur technique fini
en prison après l'effondrement d'un gradin, ce sont tous les directeurs
techniques de France qui se souviennent ou qui apprennent qu'ils sont
civilement responsables. Et à ce moment l'ordre de mettre plus de gens dans une
enceinte n'est plus accepté par les responsables qu'ils sont devenus. Il
faudrait sans doute qu'un administrateur reconnaisse que la déviation des
droits assedics des intermittents n'a pu se faire qu'avec leur consentement
pour qu'enfin ces mêmes administrateurs puissent prendre entièrement leur place
et choisir leur camp. C'est à cette condition que le statut de l'artiste pourra
être défini sainement. Il faudrait dans doute que les administrations
culturelles reçoivent - pour rire - l'ensemble et la variété des dossiers de
demande de subvention que le théâtre reçoit chaque année. Tous différents pour
décrire le même spectacle. Tous aussi stérile quand à la logique artistique des
étages à gravir. Tous aussi réducteurs de capacités en statuts, et d'êtres
en cases à remplir. Ici, pour que le culture ne soit pas un commerce, l'artiste
doit devenir administrateur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/17/A-cet-endroit-on-pourrait-enoncer-quelques-bases-de-lecrasement-de-la-culture-par-la-langue-adminstrative#comment-form</comments>
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      </item>
    
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    <title>&quot;Le goût de la dernière cartouche.&quot;</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/13/Le-gout-de-la-derniere-cartouche</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Mar 2007 21:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;La culture en opposition à l'aliénation, à l'oubli d'un peuple, en
résistance à l'oppression.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/public/memoiredemamemoire/./.SP_A0218_m.jpg&quot; alt=&quot;SP_A0218.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;La culture arménienne a été un
antidote à la disparition anoncée de son peuple. La preuve de l'échec du
génocide. Et cela au moins à deux reprises déjà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de peuples survivent encore et transmettent les rares poussières
d'étoiles, uniques, qu'ils détiennent, grâce à leur culture. Le Coran nous dit
que &amp;quot;le monde est fait de couleur variée, il y a là un enseignement pour un
peuple qui réfléchi.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A combien de peuple a-t-on demandé d'oublier leur culture, d'écraser leur
langue sous la nôtre. N'est-ce pas au bout du compte une idée pas si banale
quand aujourd'hui l'écrasement commercial, à son tour, nous guette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand chacun modifie ses racines pour s'adapter au commerce avec l'autre. Un
autre génocide se prépare.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Etage plutôt qu'étape, bien sûr!!!</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/03/11/Etage-plutot-quetape-bien-sur</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Mar 2007 18:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Qu'y a t il dans les fondations d'un spectacle qui s'érige. Un drôle de
voyage, de rencontres, de dossiers, de recherche de documents D'abord une idée,
un rien qui allume le désir, l'envie du désir, le désir du désir... Et là c'est
de suite une confrontation à la jouissance, impossible sans construction,
presque un fantasme. Chercher ... Et que chaque étape est une marche
horizontale dont on sent que rater une étape peux permettre tout de même
d'arriver à bon port.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Etage plutôt qu'étape, bien sûr!!! Merci mr Simeon Et merci France Culture
d'avoir diffusé ces mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc étage de créaton. Parce que la création théâtrale s'érige .. d'étage en
étage. Et que chaque étape est une marche horizontale dont on sent que rater
une étape peux permettre tout de même d'arriver à bon port. Un peu comme pour
le tour de France, cela m'a toujours fasciné de voir que le gagnant du tour
n'est pas le premier à chaque étape, mais qu'il est tranquille dans un peloton
au fond quand d'autres suent sang et eau tout là-bas devant. Donc, du coup,
étage évite les courses, pas de course et pas de compétition non plus, tout au
plus un calendrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'étage est un batiment. Dont chaque pierre si simple soit-elle
permet aux clef de voute si travaillées d'être vues de tous. Alors quels sont
les étages ? Premier étage une piste de texte et la production peut-être.
Qu'en pensez-vous? Deuxième étage premiére période de répétitions On a les
murs, on prévoit les déplacements dans un espace encore vide et vierge mais qui
petit à petit laisse des traces sur le sol à l'image de ces passages de bergers
en montagne, toujours dans les même pas, sillons qui semblent sinueux mais qui
ressemblent aux pas que l'on laisse en marchant depuis l'intérieur du corps, en
se laissant porter par cet équilibre fragile entre la démarche et le terrain
que l'on foule. Et puis les mots que l'on dit, que l'on écoute et la parole qui
s'apprend Troisième étage en cours, je vous en dirais plus la semaine
prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis fondations ou fondement Qu'y a t il dans les fondations d'un
spectacle qui s'érige. Un drôle de voyage, de rencontres, de dossiers, de
recherche de documents D'abord une idée, un rien qui allume le désir, l'envie
du désir, le désir du désir... Et là c'est de suite une confrontation à la
jouissance, impossible sans construction, presque un fantasme. Chercher ...
Chercher des sentiers, des pentes, une plaine, un théâtre, une équipe, en tout
cas un terrain propice à l'érection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le coup, l'auteur est-il dans une sorte de crypte, souterrain,
inaccessible sous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin l'équipe semble d'un coup spécifique à chaque stade Pourquoi toujours
composer des équipes de création, d'accueil, des définition stéréotypées et
systèmatiques Ce qui me semble un système, c'est de redéfinir à chaque création
les rôles A chaque étage Il ne faut pas obligatoirement des charpentiers dès le
début, en revanche il faut leur présence pour prévoir avec eux la taille des
arc boutants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci Mr Siméon, mon travail de metteur en scène est d'un coup celui des
batisseurs, un ouvrier du théâtre comme se plaisait à le dire Jean Vilar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumière qu'une simple lettre changée, étape, étage, a allumée en moi
n'est pas près de s'éteindre. D'ailleurs étape a toutes ses lettres sur la même
ligne sur mon clavier, étage utilise deux lignes, déjà un progrès dans la
géométrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frédéric de Rougemont&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>LA TOILE cirée</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/28/LA-TOILE-ciree</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Feb 2007 12:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Odile Frédeval</category>    
    <description>&lt;p&gt;J'ai la sensation que nous tissons jour après jour, geste par geste, une
toile qui est celle de la roue du monde, de la transmission, des ancêtres, du
toujours perpétué.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mardi 27 février minuit 9 La maison est silencieuse.Les garçons dorment.Je
suis seule sur la table Henri 2 de la salle à manger avec sa toile cirée scènes
de chasse du siécle dernier dans le gîte Landais ou nous logeons, meublé de
façon utilitaire et spartiate par son propriétaire, un colonel à la retraite.Je
fais rentrer dans ma tête les mots précis et tranchants de Gérard Chaliand
,dans ma tête. Plongeon dans l'histoire, dans la culture et la musique
Arménienne, faire revivre dans notre retraite Landaise ce pan de l'histoire
niée, ses fantômes. C'est bien d'être loin de chez soi, sans repères pour
tenter de mettre nos pas dans ces traces là. C'est dur d'être loin de mes
filles, quatre semaines déjà, passées les vacances de février..... J'ai la
sensation que nous tissons jour après jour, geste par geste, une toile qui est
celle de la roue du monde, de la transmission, des ancêtres, du toujours
perpétué. Nous évoluons dans un temps autre, fouillant, cherchant, à l'affût,
réglant avec précision un rouage humain de corps et de mots, centrés,
concentrés, dans une grande densité, traversés de grands moments d'exaltation,
&amp;quot;c'est ça!&amp;quot;, de rires et de décompression. Dehors , dans l'autre temps, il y a
la toile cirée avec les scènes de chasse, Ségolène et Nicolas, Jean-luc et
François........ Nous suivons également avec intêret ce monde là, son
évolution, étrange interpénétration: Démocratie, Nationalisme, injustice,
Liberté, Egalité, Tolérance, résonnent forts, d'autant plus fort! Bientôt
d'autres membres de l'équipe vont rejoindre l'antre, voir ou en sont nos
fouilles, apporter leurs rêves et leurs vestiges, quel vertige! Nous sommes à
cette étape là de la création Odile frédeval&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>j' ai vu tout de suite une magnifique matière théâtrale.</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/25/j-ai-vu-tout-de-suite-une-magnifique-matiere-theatrale</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Feb 2007 18:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Jean Claude Falet</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quelques réflexions sur mon travail après 3 semaines de répétitions à
Parentis en Born.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il me faut pourtant quitter les émotions des premières lectures du récit de
Gérard Chaliand... même si ce sont bien elles qui m'ont donné l'idée de porter
à la scène ce texte bouleversant dans lequel j' ai vu tout de suite une
magnifique matière théâtrale. Je dois cependant abandonner ce terrain, prendre
de la distance, aller vers le dénuement pour mieux devenir l'instrument et le
vecteur de ces émotions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alchimie que je dois laisser s'opérer en moi et qui constitue la base du
travail d'acteur passe par une perte quasi totale de repères, le doute jusqu'à
la paralysie, le questionnement ou l'exaltation, autant de sentiments
contradictoires qui peuvent conduire à la découverte de mondes nouveaux: voyage
initiatique, parfois tempétueux, allant de la personne au personnage. Dans
cette recherche je sens le regard rassurant que porte notre metteur en scène
sur notre travail... sa lecture originale de l'oeuvre en fait le capitaine
nécessaire de cette expédition et de mes deux partenaires les complices
indispensables de cet équipage. Avec cette adaptation théâtrale je ne doute pas
un seul instant que le spectacle sera aussi positivement bouleversant que le
récit original.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce climat de confiance réciproque qui règne depuis le début de notre
résidence constitue un environnement idéal pour notre création... il est
encouragé par la bienveillance et la compréhension de la municipalité de
Parentis que je remercie ici particulièrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Claude Falet le 25 Février 2007&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/25/j-ai-vu-tout-de-suite-une-magnifique-matiere-theatrale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;De l'arraisonnement du monde par la technique et de ses petites conséquences sur la création théâtrale&quot;</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/11/De-larraisonnement-du-monde-par-la-technique-et-de-ses-petites-consequences-sur-la-creation-theatrale</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Feb 2007 11:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;« Je ne veux pas d’argent des financiers, il me lierait. Je ne veux pas
de la subvention de l’État, elle m’étoufferait » Copeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Entretenez mes comédiens pendant cinq ans…Et nous vous donnerons_
peut-être_ vingt minutes de bon théâtre ! » Chancerel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est évident qu’il n’est pas de ma prétention d’aborder ici la création
théâtrale dans ses mécanismes les plus intimes, ni de tenter d’en dévoiler les
secrets ou les formules…Ne serait-ce que de prétendre en savoir quelque chose
pour chacun de ceux qui s’y adonnent ou s’y sont adonnés depuis
l’Antiquité ; mais bien d’évoquer les préambules pesants et prosaïques qui
nous occupent tous dès lors que l’on décide de s’y coller un tant soit peu
sérieusement. J’entends par là, dès lors qu’on accepte de sortir de la position
confortable et romantique de l’artiste maudit, incompris et enfoui dans un
discours qui lui tient lieu de jouissance suffisante pour que sa difficulté de
vivre se supporte ainsi…Une vie durant parfois…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je m’abstiendrais également de prétendre à un quelconque jugement de
valeur…Dans le champ de l’expertise et du jugement, les rangs affichent
complets depuis belle lurette et il serait somme toute naïf de penser que cela
puisse changer dans un temps où l’évaluation est devenu maître-mot,
l’indépassable fourche caudine de l’égalitarisme revendiqué comme summum…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement d’essayer de poser les termes des contrats qui désormais régissent
la création théâtrale dans ce pays. Tout au moins pour le peu que j’en
sache…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces citations dont je me suis permis d’user en préambule, je les ai trouvées
dans « Histoire du théâtre dessinée » de A.Degaine aux éditions
Nizet…Elles datent des années 30…Il serait facile de penser que, de nouveau, il
n’y a pas vraiment…Sauf qu’au fond s’oppose, dès qu’on s’en tient nommément à
un objet, en l’occurrence ici le spectacle vivant, éphémère, la nécessité de
dire quelque chose de la forme, à chaque fois…Quitte à devoir répéter ce qui a
déjà été dit…Ainsi Gide se plaignait-il faussement de cette évidence…On pourra
bien écrire toutes les Histoires du théâtre que l’on voudra, il y aura toujours
de la perte dans la transmission de l’expérience…de l’intraduisible qui
échappera au dire…S’il n’y avait que dans ce domaine qu’on se trouvait
confronté à cet éternel retour du même on pourrait, je le crois, s’en
accommoder assez aisément…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, ce qui nous occupe ici, ça n’est rien de plus, mais rien de moins que
le préambule à la création d’une pièce, de cette pièce en l’occurrence,
« Mémoire de ma mémoire » de G.Chaliand pour laquelle nous avons jugé
bon de créer ce blog…Je ne dirais rien du pourquoi il nous a semblé
indispensable que ce texte vive, rien du bien fondé de le porter au théâtre. Je
le ferai ailleurs, dans une autre note tout spécialement dédiée à cet
effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement des réalités, « des choses pour ce qu’elles sont » pour
emprunter la formule de Husserl…Prosaïque ? Vous avez dit
prosaïque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien oui, il le faut bien car, jusqu’à preuve du contraire, et
contrairement à l’idée communément répandue, personne, pas même les artistes
(quel mot fourre-tout désormais) ne se nourrit de belles paroles ni de bonnes
intentions…oui, je sais, cette vérité est désolante, sans compter qu’elle
s’attaque à l’un de ces mythes ancrés dans l’inconscient collectif et dont,
apparemment, le délogement serait plus compliqué que celui du premier des
sans-papiers que certains, de plus en plus nombreux, considèreront comme
injustement incrustés sur notre territoire… À croire qu’il sera toujours
préférable de n’être qu’une idée plutôt qu’une quelconque incarnation (ceci
vaut pour l’idée d’une pièce contre sa mise en œuvre qui parviendrait
inéluctablement à son incarnation)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rentrer plus avant dans le vif du sujet, je me permettrais de ne pas
faire l’impasse (sans les nommer, sait-on jamais) d’évoquer le premier collège
d’experts auquel nous nous sommes adressés et qui aura cru bon de justifier son
refus de soutien à la création en ces termes : « texte inadapté ou
mal adaptable au théâtre. » On croit rêver…mais non… Au-delà du sourire
sarcastique qui m’échappe à entendre ce genre d’arguties (pour que j’écrive
argument, encore eut-il fallu qu’il y est ne serait-ce que l’esquisse d’un
argumentaire) il serait bon que l’on daigne nous tenir informés de ce qui
rentre dans les codes préalablement définis par le fonctionnaire x du cent
vingt cinquième bureau du douzième bâtiment du vingt septième bloc de la
quatrième zone administrative de la région delta, et dont sortir n’est pas
permis…Mais je n’irai pas plus avant dans cette voie, considérant que, à tout
le moins, dès lors qu’on accepte de se positionner en demandeur, il est
nécessaire d’en accepter les inévitables corollaires possibles… et ils sont de
cet ordre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui, au lieu de faire plonger cette réflexion vers l’indigence, pose en
réalité le problème dans son essence même…Parce que, quoi qu’il en soit, à
vouloir créer, il faut des fonds et que peu d’entre nous, surtout au
commencement, peuvent prétendre au sacro-saint titre de bankable…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je laisserai à Frédéric le soin de détailler, étape par étape le
fonctionnement d’une demande de subvention publique… Ce glossaire pourra
paraître quelque peu indigeste à certains…Et ils auront raison !! parce que
c’est effectivement absolument indigeste, déroutant, épuisant, déprimant…Et
pourtant, on ne peut en faire l’économie…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela aura tout de même l’avantage de montrer que « l’arraisonnement du
monde par la technique » ça n’a rien à voir avec le progrès
technologique…qu’il n’est pas question de dénoncer, même si ce dont on parle
ici est le théâtre, l’avènement du MP3 ou l’explosion du web (Pour preuve que
nous l’utilisions comme moyen de résistance) mais bien avec la surproduction de
papiers administratifs, de l’excroissance des normes et des contrôles, de
l’évaluation comme garantie supposée de la qualité ou, pire, d’une efficacité
que l’on jugera à l’aune de la rentabilité…Ou, de ce que le glissement d’une
société régie par la loi à une société régie par les contrats, nous a fait
perdre de marge de manœuvre et donc de liberté…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Évidemment, d’une pirouette, on pourrait tenter de s’en sortir en évoquant
la possibilité qui reste de pouvoir se tourner vers les fonds privés…Sauf que,
mis à part le fait des codes de rentabilité qui régissent plus encore ces
fonds-là, il serait naïf de penser que la paperasse ne s’amoncelle pas tout
autant de ce côté-là de l’échiquier (cf : fond de soutien des théâtres
privés et sa banqueroute annoncée depuis 2004) (banqueroute qui, on s’en doute,
prépare à justifier la réduction des aides par le renforcement drastique des
normes pour y prétendre) De même qu’il serait un peu léger de vouloir évacuer à
si bon compte la réalité d’une scission très forte, qui coupe littéralement en
deux le théâtre français contemporain depuis…hum…disons 25 ans…depuis que
l’argent est devenu « le plus haut but qu’un homme puisse
poursuivre » pour reprendre et détourner à mon compte cette formule qui
définissait le doux rêve qu’entretinrent un temps les chantres du Savoir…Ceux
d’avant le surgissement du Mal absolu dans le giron de l’Europe
démocratique…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.Lambron, dans son roman « Les menteurs » notait ce virement aux
alentours des années 80, lorsque l’ENA, puis HEC et tous ces petits avatars
l’emportèrent sur Normal-Sup…Si l’on y regarde de près, juste après la mort des
derniers qui tentèrent d’ouvrir une brèche, de sortir de l’impasse, les
structuralistes (Lacan( 81), Foucault (83), Barthes et les autres,quelques
années avant…etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas donner l’impression d’opposer de manière un peu péremptoire ces
deux modes d’être au théâtre, je retranscris ici les dernières conversations
que j’ai eu avec ceux qui parmi mes proches travaillent essentiellement pour le
privé depuis 40 ans pour l’un, et bien 10 ans pour l’autre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au détour d’un petit couscous de sous les fagots dans une cantine proche de
son atelier de construction de décors, le premier évoquait ce qui, pour lui,
fait cruellement défaut au théâtre privé contemporain…Et en premier lieu, la
disparition de ces grands mécènes dont, de nos jours, seul l’art contemporain
avec un marchand comme Perrotin, peut se targuer de bénéficier…Non pas
seulement des « argentiers » dépourvu du moindre intérêt pour les
travaux de leurs récipiendaires mais de ce genre de mécènes capables de parier
sur un ou des artistes, quitte à perdre de l’argent un temps…Parier ce qui
induit le respect de son travail et de sa recherche…Une attitude aux antipodes
de tous ce que l’on peut trouver de producteurs indépendants de nos jours qui
n’auront, ni de cesse, ni de honte à châtrer en les dénaturant, les œuvres et
les propos des artistes dans lesquels ils investissent…le profit, on le
comprend, et il n’est pas question d’en faire ici le procès…Seulement d’en
tirer les constats qui s’imposent, et de prononcer sans même une larme, toutes
ont séché depuis longtemps, l’oraison d’un théâtre de combat et de critique au
bénéfice de celui de divertissement…amen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l’autre, plus jeune et sans doute plus emprunt de cette naïveté qui, si
elle fait parfois le charme de la jeunesse créatrice, n’en reste pas moins,
pour moi, la marque de cette insupportable posture romantique que je dénonçais
en préambule, à cheval entre la culture théâtrale européenne puisqu’il fut
l’assistant de P.Brook, et de l’américaine avec sa formation à l’Actors studio,
j’ai dîné il y a quelques semaines pour parler de son projet en cours…Je sais
que de prime abord mes propos l’ont blessé…disons pour le moins déprimé…mais il
continue de me sembler que l’amitié ne se supporte que d’une éthique…Très vite,
au travers de ce qu’il pouvait m’en dire, je compris que rien de ce qui
concernait la partie administrative n’avait été résolu…parfois même seulement
évoqué…autant dire que son projet risquait de s’auto-anéantir à la première
confrontation avec ces réalités castratrices que sont les exigences minimales
que requièrent la création théâtrale contemporaine…Qu’une fois encore, il était
évident que ce serait lui en premier lieu qui en pâtirait…au risque de finir
par se dégoûter de poursuivre dans cette voie…Au fur et à mesure que j’énonçais
les obligatoires déclarations de contrats de salaires, d’assurance, la
budgétisation de la location des différentes salles, l’incohérence de se
produire dans trois lieux différents sur la même période, l’illisibilité
évidente que cela entraînerait pour les média, le public et les professionnels
qu’il espérait toucher, son visage se défaisait…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard il organisa une réunion avec sa troupe, posa les
problèmes que nous avions évoqués ensemble et fut l’objet de toutes les
invectives que je lui avais pronostiqué…Depuis il me semble que son projet,
parce qu’il a enfin franchi le pas de l’acceptation « des choses pour ce
qu’elles sont » et non plus pour ce « que l’on aimerait qu’elles
soient » a repris le bon chemin…Non que les difficultés aient disparu,
mais connues, identifiées, il se donne les armes d’y faire face…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« l’enfant rêve. L’adulte est celui qui se donne les moyens de réaliser
ses rêves » pour tenter d’en finir une bonne fois pour toute avec cette
sempiternelle plainte de l’injuste condition des artistes (qui n’en sont pas
moins des hommes et des femmes comme les autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour conclure, j’évoquerai ici le colloque proposé par Hors les murs
sur l’organisation d’une tournée à l’étranger…Non dans les détails de ce que
cela peut ou doive impliquer mais dans cet harassement terrible que j’ai
ressenti à l’issu de cette journée…Oui, éminemment lourde est l’accumulation
des démarches administratives, la complexification toujours croissante de
celles-ci…et oui, dans l’absolu cela suggère la nécessité, pour chaque
compagnie de théâtre qui veut travailler, d’embaucher pour y faire face un
professionnel compétent…Un administrateur devient indispensable , comme les
« lawyers » l’ombre de tout américain qui souhaite entreprendre, pour
les affaires courantes, et un supplémentaire seulement dévolu à
l’international…Une charge dont il ne faut pas être devin pour comprendre
qu’elle soit écrasante pour les jeunes créateurs et leurs compagnies arrivant à
peine à équilibrer les comptes…Ne parlons pas de ce qu’implique de créer un
spectacle en soi, mais aussi, puisque tout passe désormais par la
communication, la forme au détriment du fond (et ça n’est pas la campagne
présidentielle en cours qui me démentira) le poids d’une campagne d’affichage
digne de ce nom à Paris… Il n’y a donc pas d’autre choix, pour tous ceux qui
entendent à créer, que de prendre en compte ces réalités, que de remonter les
manches et de sortir de la seule récrimination exutoire pour de manière
volontaire décider d’en savoir quelque chose…S’armer pour ne pas étouffer…Ce
qui n’empêche en rien, au contraire, de se battre pied à pied contre cette
nouvelle forme d’oppression qui se développe et qui n’a ni chef, ni
idéologie…Cette menace qui ne s’incarne pas et ne progresse que de ce que nous
acceptons de lui céder de terrain chaque fois que nous renonçons…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À bon entendeur…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2007/02/11/De-larraisonnement-du-monde-par-la-technique-et-de-ses-petites-consequences-sur-la-creation-theatrale#comment-form</comments>
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    <title>&quot;Une rencontre qui dure comme rencontre&quot;</title>
    <link>http://memoiredemamemoire.theatre-contemporain.net/post/2006/11/28/Une-rencontre-qui-dure-comme-rencontre</link>
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    <pubDate>Tue, 28 Nov 2006 15:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Franck-Olivier Laferrère</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je me souviens très bien du jour où nous nous sommes rencontrés avec
Frédéric. Comme si c’était hier. Nous participions, à l’époque, l’un et
l’autre, à la création d’une énième pièce de boulevard, comme il en existe tant
sur les scènes de France et de Navarre…Peut-être assistions-nous pourtant à un
virage, au passage de témoin d’une génération à l’autre, au début de
l’utilisation des « people » de la télé réalité dans le champ du
divertissement théâtral…comme appât…ou comme gage fait au public de ne pas trop
attenter aux codes de l’amusement qui régissent son quotidien…À la désastreuse
course au même, à l’imitation, engagées par ce théâtre populaire-là avec la
télévision…comme si, le seul antidote qui pouvait exister à la sentence de mort
prononcée par M.Pagnol à l’avènement du cinématographe, dans le premier quart
du siècle dernier, était d’en singer les codes et les méthodes.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C’est ce que nous déplorions l’un et l’autre…des textes plus proches des
scénarii de sitcoms que du théâtre, des décors pariant sur l’hyper-réalisme de
crainte que les spectateurs n’aient pas tout à fait le senti-ment d’être
pareille-ment installés dans leurs fauteuils de théâtre que sur le canapé de
leurs salons…Frédéric évoqua le théâtre à l’italienne…un orchestre sans
fauteuil, une fosse où l’on serait à nouveau debout, collés les uns contre les
autres, secoués ensemble par les émotions que fait naître la scène…communiquant
déjà par le corps et les sens avant même que ne s’articulent les premières
paroles. Il y a quelques jours nous évoquions, comme un écho lointain à cette
conversation, la notion de sacralité, de sacralisation du théâtre…du peut-être
trop grand « respect » qu’on lui porte…Le constat de son embaumement
en quelque sorte…le théâtre meurt d’être muséifié…de s’être laissé, pire,
d’avoir participé à cet enterrement de son vivant. Les arts vivants au musée
Grévin…Quelle incongruité !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute que les raisons qui expliquent cela, découlent en grande partie
du même phénomène que celui énoncé plus haut…la muséification et la compétition
mortelle engagée avec la petite lucarne blafarde qui ne cesse de nous éloigner
les uns les autres, de détruire du lien sous prétexte d’en créer…comme avers et
envers d’une seule et même médaille. La naphtaline et le reniement, les deux
armes du crime qui ne se lasse d’être perpétré devant nos yeux vitreux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je fais ce constat, je le fais à l’exclusion de la Comédie
Française, non que cette dernière soit exempte de tout reproche, mais bien
parce que je considère qu’il faut bien, pour que le théâtre vive et se
réinvente, qu’il y ait un lieu, au moins un, où se transmette la tradition. Un
garant pour que les enfants s’amusent, osent, certains qu’il y a quelque chose
qui « tient »…un temple, même vétuste, vers lequel se tourner, tout autant
avec révérence (eh oui, il y en a pour qui cet exercice est nécessaire, un
temps au moins) que comme point de mire d’une critique ciselée dont les aspects
dévastateurs ne seraient que les prémices à la création ; un baiser avec
le Chaos pour qu’éclose une étoile…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je le fais aussi en contestant la tentation d’un certain théâtre de
céder à l’air du temps en abandonnant quelque chose de la parole…du dit des
mots au profit d’une langue dépecée, charnier de mots-cadavres aux corps
éventrés pour que le sens leur fut arraché, réduite à sa seule fonction d’outil
de communication, singeant, là encore, la télévision, mais non plus seulement
dans sa conception scénaristique, mais aussi dans sa langue faite d’onomatopées
et de slogans…dans l’air du temps, désormais, le dit de l’Homme n’est plus
qu’un slogan publicitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit de supprimer purement et simplement l’usage de la langue au seul profit
des arts visuels et du langage des corps…de ne plus « tenter de dire la
Cité avec les mots du poète », de tenter de créer du sens donc, mais d’asséner
des injonctions visuelles, sonores et odoriférantes usant du corps de
spectateur, désigné comme coupable, amorphe, lâche et ignare, tel d’un immense
déversoir à merde viandeux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou, de la critique d’une certaine forme de radicalité qui ne sert que le
re-surgissement du pire dans l’espace du théâtre sans ne jamais être capable de
lui opposer ne serait-ce qu’un début d’élucidation…de l’erreur de croire qu’à
confronter l’homme, déjà banni de son propre langage, jusqu’à saturation à
l’immonde, il finira par changer…alors que, peut-être, il ne trouvera là que
matière à nourrir son cynisme et son désespoir, sombrant lui-même et risquant
un peu plus d’entraîner à sa suite le reste du Monde…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc quelques-uns des éléments qui justifient le titre de cette
note…Depuis quatre ans bientôt, chaque fois que nous nous entretenons, nos
conversations tournent autour d’une seule et même question : comment
inventer et produire un théâtre de l’engagement qui soit autre ? Radical
dans le respect des codes éthiques et esthétiques qui nous rapprochent, radical
dans sa volonté féroce de dire le Monde sans jamais céder à la tentation (un
peu facile) d’en prononcer l’oraison funèbre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous cherchions l’occasion, le moment propice où les moyens seraient enfin à
notre disposition pour permettre la mise en acte, la création d’une geste à la
hauteur de nos aspirations, travaillant l’un et l’autre, inlassablement à la
poursuite de cette quête…c’est chose faite désormais, pour et autour de ce
texte de G.Chaliand…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Et si nous étions des chercheurs.</title>
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    <pubDate>Tue, 21 Nov 2006 21:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>En compagnie des Loups</dc:creator>
        <category>Humeur</category>
        <category>Frédéric de Rougemont</category>    
    <description>&lt;p&gt;Et si nous étions des chercheurs?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pourquoi nous demander d'inventer aussi le cadre administratif qui
accueillera notre recherche. Bien sûr ce n'est pas simple de comprendre une
recherche qui change de support, de texte théâtral, à chaque saison. Et
pourtant.... Nous devrions être inscrit dans le même cadre juridique qu'un
chercheur en physique. Chercheur en Théâtre, c'est si simple vu de cette rive!
Pourquoi pas chercheur au CNRS ... A cause du S bien sûr. Pas le temps d'y
penser. Le statut d'artiste est un statut de chercheur, en recherche
fondamentale. Recherche de l'homme à venir, responsable d'expérimentations sur
l'homme devenu après bien des expériences acteur. Acteur, de acte... on
l'oublie trop souvent! A vous...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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